Capitale : Le Caire
Superficie : 1 001 449 km² (1,8 fois la France)
Population : 81 millions d'habitants
Langue : L'arabe est la langue officielle. L'anglais est très répandu et seul un très faible pourcentage de la population parle français.
Formalités : Les Canadiens qui se rendent en Égypte doivent être en possession d'un passeport canadien encore valide pendant au moins six mois après la date prévue de leur départ de du pays. Tous les Canadiens doivent obtenir un tampon d'entrée à leur arrivée en Égypte en vue de l'obtention d'un tampon de sortie qui leur donnera la permission de quitter l'Égypte.
Visa de touriste : exigé
Tous les détenteurs de passeports diplomatiques et spéciaux doivent obtenir leur visa avant de voyager en Égypte, même si le but du voyage n'est pas le travail.
Bien que les autres types de visas puissent être délivrés aux principaux points d'entrée, les voyageurs devraient se procurer un visa à une ambassade ou à un consulat de l'Égypte avant leur départ, afin de ne pas se voir refuser l'entrée ou de subir de longs délais au moment d'entrer dans le pays. Les Canadiens qui ont l'intention de faire des séjours de plus d'un mois et qui ont obtenu le visa à une ambassade d'Égypte devraient savoir qu'à leur arrivée à l'aéroport, un visa de 30 jours sera tamponné sur leur passeport, quelle que soit la durée du visa précédemment obtenu. Vous devez, sous peine d'amende, faire renouveler ce visa tous les 30 jours. Les Canadiens qui ont l'intention de se rendre en Égypte devraient être munis d'un billet d'avion pour un vol de retour ou de continuation, et détenir des fonds suffisants pour toute la durée de leur séjour.
Les Canadiens qui ont l'intention de se rendre au Liban ou en Syrie à partir de l'Égypte doivent savoir que des Canadiens se sont vus refuser l'entrée dans ces pays parce que leur passeport contenait : a) un visa israélien; b) un tampon d'entrée en Israël; ou c) un tampon d'entrée en Égypte ou en Jordanie, apposé à la frontière israélienne (ce qui indiquerait que le voyageur est entré dans l'un de ces pays en provenance d'Israël).
Au moment de quitter l'Égypte, tous les voyageurs doivent montrer que leur passeport contient une preuve d'entrée (tampon). Les voyageurs qui n'ont pas de preuve d'entrée se verront interdire de quitter le pays. Les Canadiens qui sont entrés en Égypte munis d'un passeport canadien et qui ont obtenu un nouveau passeport durant leur séjour doivent présenter leur nouveau passeport aux autorités d'immigration égyptiennes (Mugamma, place Tahrir, Le Caire, Égypte) pour s'assurer qu'une preuve d'entrée est ajoutée à leur nouveau passeport. Ces exigences s'appliquent aussi pour les nouveau-nés et les citoyens à la double nationalité.
- Consulat Général de la République d'Égypte: 1000, de la Gauchetière Ouest, Montréal H3A 2A5, Québec. Tél. : (514) 866-8455.
- Office de tourisme : 1253, McGill College Ave., Montréal H3B 2Y5, Québec. Tél. : (514) 861-4420
Santé : attention à la déshydratation, aux troubles digestifs très fréquents, aux coups de soleil et aux mycoses. L'eau du robinet est à proscrire. Il est recommandé de se protéger contre les moustiques. La pollution atmosphérique au Caire peut présenter un risque pour les personnes fragiles.
À titre indicatif, voici les vaccins conseillés : DTPolio, méningococcie, fièvre typhoïde, hépatite A (très recommandé), hépatite B, rage (longs séjours).
Vérifier la validité des vaccins conseillés avec votre Clinique du voyageur.
Argent : L'unité monétaire est la livre égyptienne (LE). Les voyageurs peuvent faire entrer en Égypte (ou faire sortir) un maximum de 5 000 EGP.
En règle général, assurez-vous de faire le plein de menue monnaie dès que possible car il existe une vraie pénurie de billets de banque à faible valeur nominale en Égypte. Ce qui devient vite un vrai problème pour les voyageurs. Essayez de faire « casser » vos gros billets dans les établissements haut de gamme, même s'ils semblent réticents au début.
Les chèques de voyage et les devises étrangères sont faciles à échanger dans les hôtels et les banques. Il est préférable d'avoir des dollars américains, particulièrement dans les sites touristiques.
Pratique désormais courante, certains agents de voyages et voyagistes demandent à être payés en dollars américains seulement. La plupart des grandes cartes de crédit sont acceptées dans de nombreux établissements, même si certains marchands préfèrent les espèces ou imposent des frais pour le paiement par carte. Des banques, des hôtels, des magasins et des agents de voyage peuvent toutefois refuser la carte MasterCard, celle-ci étant associée à la faillite de la Bank of Credit and Commerce International (BCCI, son ancien bailleur de fonds). Il est possible d'obtenir des avances de fonds avec MasterCard à la Bank of America, située sur la rue Qasr al-Aini, près de la place Tahrir, au Caire.
Pourboire : Plus qu'une institution, le bakchich est en Égypte un art de vivre pour tous et un véritable revenu complémentaire pour certains. Il était le cadeau de bienvenue. Aujourd'hui, le terme est employé à tort et à travers. C'est un pourboire, une rétribution en échange d'un service rendu.
Il faut s'attendre à être souvent sollicité : les garçons d'hôtels, les guides, les portiers, les serveurs, les felouquiers, les chauffeurs de taxi... dans tout ces cas, donnez de 1 LE à 2LE, en aucun cas des sommes importantes ou sans raison.
Une autre tradition est celle de l'aumône, que tout musulman se doit de pratiquer. Ainsi, à l'entrée des mosquées ou sur les souks, vous pourrez être sollicités. Mieux vaut vous munir de petites coupures à garder séparément des gros billets.
Au restaurant, il est de mise de laisser au minimum 10% à 12% de l'addition.
Électricité : Dans la plupart des zones, 220 volts CA, 50Hz. Certaines zones rurales égyptiennes fonctionnent toujours avec 110-380 volts CA. Munissez-vous d'un adaptateur pour tous vos appareils électriques avant votre départ.
Indicatifs téléphoniques : Pour appeler en Égypte, composer le 20, suivi de l'indicatif régional ou local (le zéro en moins), puis le numéro du correspondant.
Pour appeler à l'étranger depuis l'Égypte, composer le 00, suivi de l'indicatif « 1 » pour le Canada.
Téléphone : Deux sociétés détiennent le monopole de la vente des cartes téléphoniques : Menatel et Nile Tel. Ces cartes à unités sont en vente en magasin et dans les kiosques.
Les cartes téléphoniques internationales sont utilisables par le biais des numéros cairotes d' »AT&T », « MCI » et « Global One & Sprint »
Vous pouvez aussi recourir aux centrales téléphoniques. La communication est réglée à l'avance au guichet (3 min. minimum) puis l'opérateur qui a composé le numéro vous indique une cabine lorsque la communication est établie.
Internet : Les cybercafés sont présents partout à travers le pays. Le coût des connexions varie de 5 à 10 LE l'heure. Malheureusement, en dehors du Caire, Alexandrie et les destinations touristiques du Sinaï et de la côte de la mer Rouge, les connexions Internet peuvent être extrêmement lentes, conséquence de trop de demandes pour trop peu de bande passante.
Culture et société : Les Égyptiens adorent se saluer. Les hommes s'embrassent entre eux et ce, sans aucune équivoque. N'embrassez jamais une Égyptienne en guise de bonjour. Cela peut être ressenti comme une atteinte personnelle et une mise en cause de sa moralité.
Quand des hommes se promènent dans la rue en se donnant la main ou le bras, c'est une manifestation d'amitié.
Évitez toute marque d'affection en public, les amoureux égyptiens sont très prudents à ce sujet car un baiser peut coûter cher si la police s'en mêle.
Lorsque vous complimentez quelqu'un sur un nouveau vêtement, un bijou, une voiture...on vous répondra immanquablement etfadda, ce qui signifie « je t'en prie, prend-le ». C'est une pure politesse et surtout, n'acceptez jamais.
Dans les administrations, les gares, le métro, le cinéma, vous verrez souvent deux files : d'un côté les hommes, de l'autre les femmes. Ne vous dressez pas contre cette pratique sexiste.
La religion est un sujet très sensible.
Ayez une tenue décente : Évitez les shorts en ville, le torse nu sur les sites, les épaules dénudées, les minijupes et les tenues locales. Les Égyptiens trouvent cela ridicule.
La famille : c'est la valeur fondamentale. Les riches se marient, les pauvres vivent en concubinage. Le mariage arrangé se pratique beaucoup, mais l'amour est à la mode. La bigamie officielle est très rare. Mais un foyer riche compte une femme, des servantes et un harem de danseuses acrobates et chanteuses à la disposition du mari.
Ne venez pas en Égypte les poches remplies de bonbons et de stylos pour les enfants : le cliché du touriste dispensateur de friandises ou d'argent a déjà fait des ravages. Les enfants sont souvent très tenaces, ne perdez pas patience et ne cédez pas.
La gastronomie : Ce n'est pas le point fort de l'Égypte. Inspirée principalement des cuisines syro-libanaise, turque et grecque, sa cuisine se révèle simple, peu variée et moins raffinée que celles de ses voisins d'Orient ou du Maghreb. Elle n'est pas excessivement épicée pour une gastronomie orientale.
On trouve facilement de bons restaurants. C'est le cas du côté d'Alexandrie, qui regorge d'établissements où l'on mange du poisson de la mer Rouge. Le pigeon et l'agneau sont souvent délicieux et les pâtisseries savoureuses.
Les mets les plus courants sont le foul, composé de fèves marinées dans de l'huile, de l'ail, du piment et du cumin puis arrosées de jus de citron et habituellement servie dans un morceau de shami (pain semblable à de la pitta) et la ta'amiya, connue dans d'autres pays moyen-orientaux sous le nom de falafel, sandwich composé d'une purée de pois chiches, d'épices, de salade et de tahina, pâte à base de crème de sésame. Vous trouverez aussi couramment des kushari, plats de nouilles, riz, lentilles noires, oignons frits et sauce tomate, et des shwarma, qui sont l'équivalent égyptien du doner kebab.
L'Egypte possède un autre plat typique qu'est la mouloukheva, une soupe aux herbes dans laquelle on fait cuire la viande.
Le thé et le café sont servis très forts et sucrés. Le thé (shai) est le plus souvent noir et très chargé en tanin, et le café généralement du café "turc" (ahwa turki).
Pour les musulmans les plus stricts, l'alcool est haram (interdit), mais il est toléré (et bu) par la majorité des égyptiens. Vous trouverez donc de la bière, du vin et des alcools locaux (souvent cher, et de piètre qualité pour un étranger).
Les aliments prohibés : ce sont la chair de certains animaux ( porc, mulet, âne), des carnassiers ( mammifères et oiseaux) , certains reptiles , ainsi que le sang de tous les animaux.
Laissez vous tenter par les pâtisseries à base de miel, d'amande, de pistache, de noix ou de datte.
Conseils vestimentaires : En hiver, de novembre à mars, prévoyez des vêtements de demi-saison pour la journée, un lainage pour les matinées et les soirées, et un imperméable léger. En été, d'avril à octobre, optez pour des vêtements très légers et un pull pour les soirées (les nuits sont fraîches dans le sud de l'Égypte). Emportez des chaussures confortables, un chapeau, des lunettes de soleil et de la crème solaire. Évitez les shorts courts, les minijupes, les décolletés et le monokini sur la plage.
Loin du Sinaï et des plages de la mer Rouge, les Égyptiennes adoptent des tenues assez conservatrices. Comme partout ailleurs, inspirez-vous de ce que vous voyez aux alentours.
Il est important de se couvrir lorsqu'on visite une mosquée ou une église. Avoir toujours un foulard sur soi pour se couvrir la tête est très pratique. Surtout lorsqu'on se promène dans des quartiers tels que le Vieux Caire et Le Caire islamique.
La photo : Achetez films et pellicules avant le départ et attendez votre retour d'Égypte pour faire développer vos photos.
Il est toujours correct de demander la permission aux Égyptiens avant de les photographier, surtout dans les zones peu fréquentées par les touristes.
Les prises de vues sont souvent payantes sur les sites archéologiques. Comptez 5 à 10 LE pour photographier et de 25 à 100LE, voire 150LE pour filmer ! En revanche, est interdit de photographier l'intérieur des tombeaux, afin d'éviter une altération trop rapide des fresques.
Évitez de prendre des clichés des lieux jugés sensibles : postes militaires, ponts, gares ferroviaires, aéroports...
Artisanat : Les souks sont des endroits privilégiés pour dénicher quelques merveilles. Cependant, de nombreux souks sont envahis par des objets fabriqués en Chine ou à Taiwan. Le marchandage est la règle d'or. Il est à la fois un plaisir, un sport nécessitant beaucoup d'humour, de subtilité, de patience et de sang froid.
Épices : Les souks regorgent d'épices et de plantes aromatiques, de très bonne qualité et à des prix modiques. Celui d'Assouan jouit d'une excellente réputation. À rapporter : du Karkadé (fleurs d'hibiscus séchées pour faire des infusions) et du café parfumé à la cardamone.
Bois et marqueterie : la technique ancestrale du moucharabieh (bois tourné) a refait son apparition dans les petits repose-livres et les paravents, souvent bien ouvragés.
Papyrus : plus souvent confectionnés en feuilles de maïs ou de bananier qu'en véritable papyrus, les peintures aux motifs pharaoniques sont de qualité variable et les certificats d'authenticité sont souvent faux. Pour être sûr de ce que l'ona chète, mieux vaut se rendre dans un institut de papyrus.
Bijoux : le prix de l'or et de l'argent est très intéressant. Les bijoux se vendent au poids auquel on ajoute le prix du travail de l'artisan. C'est sur cette seconde partie du prix que l'on peut marchander (selon la complexité et la finesse du travail).
Antiquités : les véritables antiquités sont rares et leur exportation interdite sans une licence. Les amateurs de brocantes trouveront leur bonheur au souk Attarine d'Alexandrie ou charia Hoda Chaaraoui, au Caire.
Tapis et tissage : Les tissages de laine aux motifs naïfs ou de paysages sont une grande spécialité du pays. Les écoles de tissage se sont multipliées autour du site de Saqqara, mais sachez que la plupart font travailler des enfants dans des conditions difficiles. Certains marchands du Caire et d'Assouan proposent de belles pièces provenant d'un peu partout en Orient, mais mieux vaut être connaisseur...Quant aux kilims bédouins, rares sont ceux teints avec des pigments naturels. Ceux du Sinaï et, surtout, ceux de Siwa présentent des particularités intéressantes.
Textiles : le coton est la principale production agricole nationale, mais les plus belles fibres sont réservées à l'exportation. On peut trouver de la laine, du lin et de la soie à des prix sans aucune comparaison avec ceux pratiqués dans nos pays, ainsi que du linge de maison de très bonne qualité. Côté vêtements, les traditionnelles galabiyya se déclinent en toutes sortes de modèles pour hommes ou femmes. Il est possible de s'en faire tailler sur mesure chez certains marchands.
Cuir : Le cuir est bon marché et on le trouve sous toutes ses formes : valises, sacs à dos, portefeuilles, poufs, babouches, vêtements.
Verre soufflé : selon des techniques ancestrales, les souffleurs de verre fabriquent vases, carafes, coupes, gobelets ou verres à pieds, de couleurs turquoise, bleu indigo, vert bouteille ou brun. Ne manquez pas de rendre visite à l'atelier situé dans Le Caire islamique.
Cuivre et laiton : la liste est longue, la qualité variable. Prenez le temps de bien choisir et de marchander.
Albâtre : les ateliers de taille d'albâtre remportent un franc succès en Haute-Égypte : statues, vases, lampes...et les inévitables pyramides, de toutes tailles.
Bon usage : Les toilettes publiques, lorsqu'elles existent, sont souvent très peu engageantes ; certaines sont encore « à la turque ». Seuls les hôtels des catégories moyenne et supérieure fournissent du papier dans leurs WC.
Lors des vos randonnées dans le désert, de votre escalade du mont Sinaï ou de votre bivouac sur une plage, ne laissez pas de papier hygiénique usagé sur place. L'enterrer n'est pas une meilleure solution, car le vent soulève le sable. Mettez-le plutôt dans un sac en plastique que vous jetterez plus tard dans une poubelle.