À cheval sur la ligne de l'équateur, qui lui a donné son nom, ce pays est l'un des plus petits d'Amérique latine et est incroyablement riche en diversité tant sur le plan historique, culturelle, géologique, climatique, ethnique, botanique que zoologique. D'un point de vue géographique, le pays est divisé par l'Amazonie, les Andes, la Côte et les îles Galápagos.
La région côtière de l'Équateur (les terres basses situées à l'ouest) est recouverte de plaines fertiles, de collines en pente douce et de bassins sédimentaires et est traversée par une pléthore de fleuves qui dévalent les hauteurs des Andes pour se jeter dans l'océan Pacifique. Les cinq provinces se situant sur la côte s'étendent sur 640 km, elles comptent de magnifiques plages, nombre d'hôtels et de stations balnéaires.
La Cordillère des Andes traverse le pays du nord au sud.
Si l'on prend en compte le relief, la région de l'Amazonie peut être divisée en deux sous-régions: la partie élevée et la partie basse de l'Amazonie. La partie élevée comprend les contreforts des Andes qui descendent doucement vers le bassin du fleuve amazone. C'est à cet endroit que se situent les chaînons de montagnes de Napo, Galeras, Cutucù et de Cóndor. Les régions les plus impressionnantes par leur hauteur se situent au nord avec notamment le volcan Sumaco. Ce sont dans les terres basses, plus à l'est, que l'on trouve les principaux et les plus beaux fleuves comme le Putumayo, le Napo et le Pastaza.
L'archipel des Galápagos est formé de 13 îles, de 17 îlots et d'une dizaine d'anciennes formations rocheuses. Ses plages sont magnifiques, il est l'habitat naturel de nombreux écosystèmes qui ne se sont développés que dans cette partie du monde et il dénombre de nombreux volcans encore en activité.
QUITO
Perchée à 2850m d'altitude dans la province de Pichincha, et entourée des volcans Pinchincha, Cotopaxi, Antizana et Cayambe, qui forment un contour andin majestueux, Quito est la deuxième capitale la plus haute d'Amérique du Sud après La Paz (en Bolivie). Malgré son visage à caractère espagnol, Quito a d'abord été habitée par de nombreuses tribus dont les Incas, mais ceux-ci décidèrent de la détruire complètement avant l'arrivée des conquistadors au lieu de la livrer aux mains des envahisseurs. Quito fut donc officiellement fondée le 6 décembre 1534.
Même si la ville de Quito fut anéantie par les Incas, son centre colonial fut cependant reconstruit avec opulence et une certaine splendeur. Elle a su conserver de cette époque coloniale ses églises, ses places au pavé inégal, ses maisons blanches et ses ruelles pentues. Intégré au patrimoine de l'humanité de l'Unesco en 1978, le cœur historique de Quito se visite comme un musée à échelle réelle.
Capitale de l'Équateur c'est une métropole qui évolue constamment et où le modernisme se fond dans l'immense héritage métisse et colonial.
La température moyenne est de 10 à 25°c avec de grands contrastes climatiques durant une même journée, ce qui amène ses habitants à profiter des quatre saisons de l'année en seulement 24 heures.
La Compañía de Jesus est le joyau de Quito. Commencée en 1605, elle fut achevée 160 ans plus tard. Sept tonnes d'or ornent l'autel, le plafond, les murs et les portes de cette église à la façade au style baroque, la plus richement ornée du pays.
La Plaza de la Independencia (ou Plaza Grande) constitue le cœur historique de la ville. Elle contient le Palacio del Gobierno (palais présidentiel) et la cathédrale qui conserve des peintures et des sculptures réalisées par les plus grands artistes de l'école de Quito et pour la tombe ouvragée du Mariscal Sucre, héros de la guerre d'Indépendance.
Autre place, celle de la Plaza San Francisco, dont la construction remonte au XVIe siècle, s'articule autour d'une fontaine. Elle représente le premier ensemble architectural et religieux de l'Amérique du Sud comprenant l'église San Francisco, le musée Franciscano, la chapelle de Cantuna et le couvent.
La calle de la Ronda est la plus ancienne ruelle de Quito et représente le quartier le plus pittoresque de la ville. Étroite et pavée, elle est bordée de vielles maisons blanchies à la chaux dont les balcons en fer forgé sont ornés de géraniums, et forme un charmant dédale de passages, de cours et de patios.
Le Panecillo, une petite colline au sud du quartier historique, surmonté d'une immense statue sans grâce, La Virgen del Quito, surplombe la vieille ville à plus de 3 200 m d'altitude et offre un splendide panorama sur la capitale. De son sommet, s'offre une belle vue sur Quito et les volcans coiffés de neige qui l'entourent.
Le quartier touristique de la ville moderne s'organise autour de l'Avenida Amazonas, l'artère la plus animée de Quito. Dans la ville moderne, l'église de Guapulo se repère facilement grâce à son impressionnante façade de pierre grise. Pénétrez à l'intérieur pour admirer sa chaire, ses retables et ses vitraux. Pour apprécier la vue sur la cordillère orientale : rendez-vous au mirador.
SIERRA SEPTENTRIONALE
Le Nord de la région montagneuse comprend les provinces de Carchi, Imbabura et Pichincha.
Dans la province d'lmbabura, connue sous le nom de Province des Lacs, tous les samedis Otavalo devient un des villages les plus animés de l'Équateur grâce à son célèbre marché. L'ethnie des Otavalos est célèbre pour la confection de tissus faits à la main. Les autres jours de la semaine, les artisans, quoique moins nombreux, demeurent néanmoins présents. Outre les textiles, on y trouve un choix illimité de produits d'artisanat à prix modiques tels que panamas, bijoux, poteries diverses et autres bibelots. Au mois de juin a lieu la fête de la San Juan en l'honneur de la récolte.
A quelques 20 km au nord se trouve la ville de Cotacachi, où l'on fabrique des objets en cuir de grande qualité. Les touristes peuvent y goûter la "carne colorada" (viande rouge) et la "chicha de jora" (boisson typique).
Les autres villes touristiques de la région sont Atuntaqui, renommée pour sa manufacture textile, et San Antonio de lbarra, connue pour ses sculptures en bois. Les lacs de San Pablo, Mojanda et Yaguarcocha avec son autodrome constituent d'autres sites intéressants
La Mitad del Mundo (le milieu du Monde), marque l'emplacement de la ligne équinoxiale tel que calculé par Charles Marie de la Condamine vers le milieu du 18éme siècle. Les visiteurs peuvent y vivre une expérience unique en mettant un pied dans l'hémisphère Sud et l'autre dans l'hémisphère Nord (à 22 km au nord de Quito).
Le cratère du Pululahua, situé à environ 5 km de la Mitad del Mundo, impressionne par ses 8 km de diamètre.
Le site archéologique de Cochasquí, dont les origines remontent à l'an 150 de notre ère fut vraisemblablement construit par la civilisation Quitus-Cara, on y trouve 15 pyramides tronquées, dont 9 possèdent une rampe permettant d'accéder au sommet.
Situé dans la Reserva Ecológica Cayambbe-Coca, le volcan Cayambe représente un défi intéressant pour les amateurs d'andisme expérimentés.
SIERRA CENTRALE
Les Andes, « épine dorsale de l'Équateur », sont formées de deux cordillères parallèles couronnées de majestueux cortèges volcaniques. Entre es deux chaînes se faufile une dépression de haute altitude ; c'est le couloir inter andin connue sous le nom "l'Avenue des Volcans", car elle est jalonnée de part et d'autre par les sommets les plus hauts du pays et compte 9 des 10 plus hauts sommets équatoriens : Altar (5 319 m.), le Cotopaxi (5 897 m.), les Ilinizas (5 126 & 5 248 m.), le Tungurahua (5 016 m.), le Carihuayrazo (5 020 m.) et le Chimborazo (6 310 m.).
La Sierra Centrale comprend les provinces suivantes : Cotopaxi, Tungurahua, Bolivar et Chimborazo et s'étend entre Quito et Riobamba. L'une des façons de découvrir la région d'une manière originale et pittoresque est de parcourir "l'allée des volcans" en train.
La province du Cotopaxi est renommée pour ses beaux paysages naturels, parmi lesquels l'imposant mont Cotopaxi, qui fait partie d'un Parc National choisi comme sanctuaire écologique pour sa flore et sa faune. On y trouve des endroits pour faire du camping, des sentiers et des infrastructures pour les services touristiques et administratifs.
Ce majestueux panorama abrite les communautés indiennes qui demeurent l'âme du pays. Chacune d'elle possède son style propre de costumes. La randonnée de la boucle de Quilotoa s'avère une excellente façon pour découvrir de somptueux paysages andins, les villages indigènes et la splendide Laguna Quilotoa.
La paisible bourgade de Salinas est renommée pour ses produits laitiers, ses saucissons et ses sculptures sur bois. La plupart de ces villages ne sont accessibles qu'à pied.
Parmi les festivités de San Miguel de Salcedo, celle de la "Mamá Negra" le 1er novembre, avec son défilé traditionnel et fleuri accompagné de groupes de musique, de bals masqués et de feux d'artifice, constitue une grande attraction touristique. L'hostería Rumipamba de las Rosas est une ancienne hacienda transformée en auberge. On y sert la meilleure cuisine de la région.
La province de Tungurahua est un centre agricole qui produit d'excellents fruits et légumes. Sa capitale Ambato, célèbre pour la fête des "Fleurs et des Fruits", organise divers événements de type culturel, artistique et académique. Ses habitants se distinguent indéniablement par leur élégance vestimentaire. Fière de son patrimoine culturel, la ville se surnomme elle-même « Tierra de Los Tres Juanes » (Terre des trois Jean) en hommage aux écrivains Juan Montalvo et Juan Leon Mera et à l'avocat-journaliste Juan Benigno Malo. Tous les trois sont célébrés dans les parcs, les musées et les bâtiments.
Salasaca et ses alentours, au sud-est d'Ambato, abritent quelque 2 000 indignenes salasacas, réputés pour leurs tissages de grande qualité. Ils sont aussi connus pour leur costume traditionnel, en particulier les hommes qui portent souvent un chapeau blanc à larges bords, un poncho noir, une chemise et un pantalon blancs. Originaire de Bolivie, les Salasacas furent conquis par les Incas au XVe s. et déplacés dans cette région selon la politique de migration forcée mitimae.
A quelques kilomètres d'Ambato se trouvent la ville thermale de Baños (située à 1 900 m d'altitude) qui compte parmi les destinations touristiques les plus séduisantes et aussi l'une des plus fréquentée du pays. Elle doit son nom aux bains thermaux qui prennent leur source au pied du volcan Tungurahua. L'endroit s'avère idéal pour se détendre pendant quelques jours en associant activités de plein air, baignade dans ses eaux thermales et soirées dans de bons restaurants. Malgré son dynamisme retrouvé depuis l'éruption de 1999, sachez que la région demeure potentiellement dangereuse. Baños est également la porte d'entrée sur I'Amazonie et le Parc National Sangay.
Dans la province du Chimborazo s'élève le volcan du même nom, au pied duquel s'étend la ville de Riobamba avec de nombreux sites d'intérêt touristique, comme le Couvent des Sœurs de la Conception, transformé en musée d'art religieux. Aux alentours, on trouve les villes de Guano, renommée pour ses tapis, Cajabamba, avec ses maisons et ses églises coloniales (église de Balbanera), et Punin, dont le musée archéologique propose des pièces préhistoriques et précolombiennes. Riobamba est devenue le point de départ pour les excursions au Chimborazo et au "Chemin de I'Inca".
Le voyage en train entre Riobamba et Durán est l'un des plus spectaculaires au monde car on y traverse un étroit passage surnommé "Le Nez du Diable". Il doit son nom à son tracé sinueux et jalonné d'obstacles : il traverse d'étroits tunnels, franchit des ponts tendus au-dessus de profonds abîmes, gravit ou dévale en zigzag des à-pics vertigineux.
Dans la province de Bolivar, on peut contempler le sanctuaire consacré à la Vierge del Guayco, qui renferme des peintures en l'honneur de Marie ainsi que de très beaux vitraux.
Le centre de loisirs de Las Cochas, formé par les lagunes de Patacocha et Puricocha, est à 10 km de la ville de Guaranda, où l'on peut visiter un musée historique et un monument érigé en mémoire du Cacique Guarango. Tradition folklorique et fête populaire comme le carnaval de Guaranda qui est apprécié pour sa musique, ses chansons et ses danses.
SIERRA MÉRIDIONALE
Cette région en est une de vallées verdoyantes et de douces collines que sillonnent d'agréables routes de montagne.
Cuenca est aujourd'hui la troisième ville du pays avec ses trois universités, son intense activité commerciale et culturelle et la vie artistique qui la caractérise depuis toujours. Elle passe pour être la plus belle de l'Équateur. Elle a su préserver son architecture coloniale et ses ruelles tortueuses bordées de maisons blanches aux toits de tuiles rouges, ses patios, ses plazas pavées et fleuries, ses maisons pimpantes et leurs balcons de fer forgé en font une ville de rêve pou les flâneurs. Son emplacement sur les rives verdoyantes du Rio Tomebamba, où les femmes font sécher leur lessive au soleil, en font une cité unique. Mais ce qui rend Cuenca si belle, ce sont ses trésors d'art colonial qu'elle cache au cœur de ses nombreuses églises et couvents des XVII & XVIIIe siècles.
Il ne faut oublier de visiter ses alentours qui sont peuplés de pittoresques petits villages amérindiens dont Gualaceo, Chordeleg et Sígsig ne sont que quelques exemples. Les amateurs d'espaces verts ne manqueront pas de visiter le magnifique Parque Nacional Cajas, situé à une altitude moyenne de 3.000 m, il compte plus de 200 lacs magnifiques formés par le passage d'anciens glaciers.
Le complexe archéologique d'Ingapirca constitue le site inca le mieux conservé du pays. Il s'élève à 3 200 m au-dessus du niveau de la mer sur les flancs d'une montagne qui surplombe quelques maisons et de vastes terrains consacrés à l'agriculture et à l'élevage. Le site fut jadis un lieu remarquable où s'exercèrent à la fois l'influence des Cañaris, des Amérindiens qui vivaient autrefois sur ces terres, et celle des Incas, qui s'y installèrent un peu plus tard. Toutefois, après l'arrivée des Incas, ces lieux furent fortement marqués par leur présence. Bien que ce site archéologique inca ne soit accessible aux touristes que depuis 1966, il fut décrit pour la première fois en 1739 par Charles Marie de La Condamine.
Plus au sud de Cuenca, la route panaméricaine passe par la vallée de Tarquí, lieu chargé d'histoire et riche en paysages grandioses.
Loja, ville peu fréquentée par les touristes, sans doute en raison de son éloignement, a réussi à garder son cachet d'antan. Autour de Loja gravitent de pittoresques petites bourgades telles qu'El Cisne et Vilcabamba, où l'on se détendra en s'adonnant aux massages et aux bains chauds après de longues marches dans les montagnes environnantes.
L'ORIENTE
A partir des quatre grandes villes de l'Amazonie, (du nord au sud : Lago Agrio, Coca, Tena et Macas), bien desservies par route ou par avion depuis Quito, les excursions présentées ci-dessous présentent les différents visages de l'Amazonie équatorienne : la forêt vierge et les Indiens aux modes de vie traditionnels, la forêt colonisée par les pétroliers ou encore les organisations Shuars au sud de Macas.
ILES GALAPAGOS
Ce groupe de 13 îles, 17 îlots et 47 récifs, disséminés sur une surface de 8.000 km² dans l'océan Pacifique, est un monde à part, à quelque 1.000 km des côtes équatoriennes.
Préservé de la vie continentale, l'archipel est un coin du monde à nul autre pareil, où la nature réserve les plus belles surprises. La meilleure façon de découvrir l'archipel est certainement d'y faire une croisière.
A cause de leur écosystème trop fragile, certaines îles ne peuvent être visitées. C'est le cas de Pinta, Marchena, Wolfe, Darwin et Pinzon.
Parmi les îles les plus intéressantes, et que vous pourrez visiter, vous trouverez :
Les sites équatoriens classés au Patrimoine mondial de l'UNESCO: