Imprimer Fermer la fenêtre

Passion Nomade

Les incontournables

Chili

Le Chili, pays longiligne du poète Pablo Neruda, s'étire sur  près de 4 300 km et ne dépasse qu'exceptionnellement 180 km de large.

Le pays partage une très longue frontière avec l'Argentine à l'est avec la cordillère des Andes (sur 4 000 km) et de plus courtes frontières avec la Bolivie au nord-est et le Pérou au nord. Son littoral est bordé presque entièrement par l'océan Pacifique, mais dont une courte portion donne tout de même sur l'Atlantique.

Du nord au sud, on y retrouve des paysages aux contrastes saisissants. Dans le nord s'étend le désert d'Atacama, la région la plus aride de la Terre. Dans le centre, la cordillère des Andes, dans le sud, une calotte glaciaire rendant l'extrême Sud inaccessible par la terre ferme et enfin l'île de Pâques et l'archipel Juan Fernandez, le coin de terre le plus isolé du monde, à 2 000 km du premier groupe d'îles.

LE NORTE GRANDE
Le désert d'Atacama s'étend sur 1 270km, de Copiapo à Arica, aux abords du Pérou. Le courant froid de Humboldt et la présence d'une double barrière montagneuse empêchent la formation de précipitations. Ce qui en fait l'endroit le plus sec de la terre.  

La sécheresse exceptionnelle de l'atmosphère a permis la conservation de quantité de trésors archéologiques, comme les géoglyphes ou les momies d'Atacama, antérieurs de plusieurs milliers d'années à celles des déserts égyptiens. La transparence de l'air y est extraordinaire. Ce désert, très différent de ceux d'Afrique, ne se compose pas de dunes, mais de vastes plaines aux couleurs minérales, ponctuées par l'ocre des massifs déchiquetés et le vert acide des oasis situés plus à l'intérieur des terres à plus haute altitude.  Certains points reçoivent même des précipitations, ce qui permet de cultiver le sol à une échelle très restreinte, ce que font les Aymaras sur des collines aménagées en terrasse suivant une méthode ancestrale Amérindienne.

Bien qu'inhospitalier, ce désert a depuis toujours attiré les chercheurs d'or et d'autres métaux, à commencer par les Incas. Plus tard, l'exploitation se rationalisa autour des oficinas, villes créées de toutes pièces autour d'un comptoir où les mineurs pouvaient vendre leur production. L'exploitation des mines constitue la pierre angulaire de l'économie locale, cette partie de la Cordillère des Andes recèle les plus riches gisements de cuivre au monde, sans parler des autres minerais qu'on y trouve.

Plus vous approchez de la frontière Bolivienne, plus vous prendrez conscience de la présence indigène au sein de la population, la Bolivie en soi étant majoritairement peuplée d'Amérindiens.

Arica fut le premier port d'exportation du minerai d'argent provenant des mines de Potosi en Bolivie à l'époque coloniale. Péruvienne jusqu' au début des années 1880, Arica est devenue le point de passage international vers la Bolivie et le Pérou. Arica est une station balnéaire très fréquentée, avec un 210C toute l'année.

La route qui va d'Arica au lac Chungara est jalonnée de nombreux et pittoresques villages des époques précolombiennes et coloniales. Tous possèdent leur église baroque et leur forteresse en adobe.

Le Parque Nacional Lauca, déclaré réserve mondiale de la biosphère par l'Unesco,  renferme six volcans à couper le souffle et qui entoure l'un des lacs les plus haut perchés du monde - le lac Chungara. Il abrite sur ses rives de lave noire une faune extraordinaire : des vizcachas, des vigognes de couleur sable, alpagas, nandous,  condors et plus de 150 espèces d'oiseaux. Vous pourrez y apercevoir des Indiens Aymaras pratiquant l'élevage des lamas ou des alpacas.

Au sud de Lauca, la Reserva Nacional Las Viscunas est destinée à protéger les vigognes menacées.

San Pedro de Atacama est un village-oasis plein de charme où l'on vit au ralenti et qui a échappé à certains méfaits du monde moderne. Il conserve les traces de la culture atacamène. Les rues sont pratiquement toutes en terre battue, un climat chaud et sec le jour et froid la nuit. Sur la place, l'architecture de la demeure en adobe Casa Pedro de Valdivia est caractéristique de l'architecture inca. Il faut y visiter l'église datant du XVIIe siècle, l'une des plus anciennes du pays, le musée archéologique du Père Gustavo Le Paige, considéré comme étant l'un des plus intéressants du Chili et de tout le continent sud-américain. Tout près de San Pedro se trouve les ruines de la Pukara de Quitor, une forteresse indienne du XIIe siècle.

San Pedro donne accès aux plus beaux paysages du Nord. Il est le point de départ pour découvrir la célèbre valle de la Luna - ce paysage minéral d'une beauté étrange formé de dunes et de curieuses formations rocheuses en forme de pics et de crêtes effilées, les geysers d'El Tatio - dont les eaux sous pression jaillissent des entrailles de la terre en émettant un curieux gargouillis. Un peu plus à l'ouest et au nord de Calama, Chuquicamata, la plus grande mine de cuivre à ciel ouvert du monde et qui finance aujourd'hui une grande partie du boom économique que connaît le pays, vaut la visite.

Au sud de San Pedro, le beau village de Toconao qui est entièrement construit en liparita, pierre volcanique issue de la carrière toute proche, est une belle halte à faire avant d'arriver à Salar de Atacama. Cet immense lac salé, le plus souvent à sec, se transforme en une vaste étendue plate, au sol couvert de sel cristallisé où seule arrive à pousser une végétation adaptée à ce milieu. En plein centre de cet étendue se situe la Laguna Chaxa (aux paysages semblables à des mirages) - lieu de migration de flamants roses andins, chiliens et de James.

LE NORTE CHICO
Les deux plus grandes villes sont La Serena, avec son petit centre-ville historique et une plage qui fait concurrence aujourd'hui à celles de Vina del Mar, et Copiapó qui se trouve plus au nord à l'intérieur des terres et dont la destinée a toujours été liée à l'industrie minière.  En longeant le littoral vers le sud, on y rencontre le Parque Nacional Fray Jorge, désigné réserve de la biosphère par l'Unesco. Cet îlot végétal a pu se développer grâce à la condensation de la brume océanique arrêtée par une colline. La végétation y est luxuriante (cactus, fougères et lianes) et on y trouve 60 espèces d'oiseaux, et en particulier des oiseaux-mouches géants.

La région dans l'intérieur des terres, sise entre la Serena et Copiapo, est le site de prédilection des astronomes dans l'hémisphère Sud grâce à des conditions atmosphériques exceptionnelles car son ciel est dégagé trois cents nuits par an.

De Copiao, on rejoint la mer à Caldera, dont la plage, ainsi que celle de Bahia Inglesia, très fréquentée l'été, sont considérées comme les plus belles du Nord. Un peu plus au nord, en bordure de mer, on retrouve le Parque Nacional Pan de Azucar, réserve naturelle de 44 000 hectares où vivent des pingouins, des loutres, des lions de mer et des phoques ainsi que de nombreuses espèces d'oiseaux marins.

Valparaiso et Vina del Mar

Valparaiso, ville portuaire importante pour Santiago, est la ville la plus pittoresque du Chili. Un dédale de ruelles tortueuses, de rues et d'escaliers qui grimpent en pente raide vers de splendides demeures coloniales agrippées aux flancs des quarante-deux collines donne son cachet particulier à la ville. Les nombreux funiculaires de toutes tailles et de toutes les formes constituent le principal moyen de locomotion de ceux qui veulent atteindre les hauteurs de la ville. Des maisons, pour la plupart, ont été bâties par les Britanniques au XIXe siècle, à l'époque où Londres gérait pratiquement toute la ville.

Le quartier des marins et les musées d'Histoire naturelle, des Beaux-Arts et de la Marine méritent une visite ainsi que la maison du poète Pablo Neruda, récipiendaire du prix Nobel de littérature en 1971 et décédé deux ans plus tard.

Vina del mar se veut une station balnéaire glamour, avec ses longues plages de sable fin où Chiliens mais aussi Argentins viennent se prélasser sur ses plages le jour et profiter des restaurants et des discothèques branchées le soir.

SANTIAGO
Ville de plus de 5 millions d'habitants, avec comme toile de fond la cordillère des Andes, l'atmosphère européenne règne à Santiago. Les vieux bâtiments du centre-ville ont été construits par des architectes européens, inspirés par Paris et Rome. Mais les nouveaux quartiers portent aussi la marque de l'influence nord-américaine.

L'avenida del Libertador Bernardo O'Higgins (le nom du héros fondateur de la République) est la principale artère de la ville qu'elle traverse d'ouest en est. Pour tout le monde, c'est « l'Alameda ».

Les principales attractions de la ville sont :

  • Le palais présidentiel, la plaza de Armas, centre historique de la cité, entourée d'importants bâtiments tels que la cathédrale, le Musée d'Histoire Nationale, le bâtiment de la Poste Centrale.
  • Le Musée d'Art Précolombien, installé dans l'ancienne maison des douanes, la Casa Colorada, l'édifice colonial le mieux conservé de la ville.
  • Le Marché Central, élégante structure métallique, qui regorge de picadas (bons petits restaurants) et de marisquerias où, pour quelques centaines de pesos, on peut déguster des poissons et des fruits de mer chiliens, qui passent pour les meilleurs du monde. À proximité se profile le fronton de l'ancienne Estacion Mapocho, deuxième gare de chemin de fer de la capitale.
  • Le Musée National des Beaux-Arts, situé dans le Parque Forestal (le plus grand des parcs et qui longe le Mapucho), est la principale galerie d'art du pays et le plus ancien musée d'Amérique latine.
  • Le quartier bohème de Bellavista, lieu de prédilection des artistes et des flâneurs, où l'on peut visiter l'une des résidences de Pablo Neruda (La Chascona). Le quartier est rempli de galeries d'art, de cafés et de nombreux restaurants. C'est là que se produisent des musiciens. Et le soir venu, les trottoirs se peuplent de musiciens et de jeunes vendeurs d'objets artisanaux
  • Les quartiers chics résidentiels situés sur la rive nord : Las Condes, Vitacura et Lo Curro.

Autour de Santiago

La vallée du Maipo, au sud-est de la ville, est une destination très appréciée des Santiaguinos le week-end venu.
Les plus actifs ont le choix entre la randonnée, la natation, l'équitation et d'autres activités de plein air.

Lors de balades, c'est aussi l'occasion à s'adonner à des plaisirs champêtres. Tout au long de la route, des produits faits maison sont vendus : miches de pain toute fraîche, confitures miel des montagnes, etc.

San Jose de Maipo, perché à 1 000 m d'altitude, est une ville andine traditionnelle dont les maisons sont bâties en adobe et couverte de chaume. Cadre idéal pour profiter de l'air pur.

La région des vignobles se concentre au sud de Santiago. Le vignoble Concha y Toro est le plus grand du Chili et le premier producteur et exportateur du pays. Don Melchor Concha y Toro construisit son domaine en 1875, sur le modèle des haciendas chiliennes en y intégrant l'architecture française de l'époque. Dégustation des meilleurs vins du Chili.

La vina Undurraga, le domaine Cousino Macul qui est l'un des plus anciens et des plus prestigieux, Santa Rita, Errazuriz Panquehue sont quelques noms à inclure dans votre itinéraire.

LA VALLÉE CENTRALE
Les principales activités de la région sont l'agriculture et l'exploitation minière.

On y retrouve également des sources thermales, dont celles de Termas de Cauquenes qui furent utilisées dès l'Antiquité. Au XVIIIe siècle, les Jésuites, qui en étaient propriétaires, en vantèrent les vertus curatives. En 1885, on y construisit un établissement de bains qui est devenu depuis un hôtel haut de gamme.

À Vichuquen, qui date de l'époque préinca, le temps semble s'être arrêté. Le principal centre d'intérêt de cette province est le lago Vichuquen, dont les eaux bleues et tièdes sont serties dans l'écrin d'une forêt de pins. C'est un réel paradis pour les ornithologues.

La ville de Talca est un important centre urbain qui abrite les demeures des riches propriétaires et industriels de la région.

La station de Termas de Chillian conjugue le thermalisme et les sports d'hiver. Sur le versant occidental du volcan Chillian, le domaine skiable possède certaines des plus belles pistes naturelles des Andes. Les pistes sont ouvertes de juin à octobre. La station est équipée de quatre piscines thermales.

LA RÉGION DES LACS & L'ÎLE DE CHILOÉ
Cette région est moins dépaysant que les Andes ou le désert d'Atacama. Le climat ressemble à celui du nord de l'Europe et les paysages évoquent le Canada ou la Suisse : montagnes verdoyantes, forêts, lacs paisibles, ruisseaux et cascades.

Le paysage volcanique qui caractérise la région du Parque Nacional Conguillo est magnifique, malgré qu'elle soit très peu visitée. Elle renferme plusieurs réserves mapuches et on y trouve les derniers araucarias, magnifiques arbres autochtones qui étaient menacés d'extinction.

Valdivia est une des plus belles villes du Sud chilien. Elle est marquée par l'architecture et la culture germaniques.

Le lago Llanquihue est le plus grand lac de la région et le quatrième d'Amérique latine. Puerto Varas est la principale station estivale de la rive  du lac. Ses rues bordées de rosiers et sa promenade face à la plage en font un agréable lieu de villégiature de style très germanique.

De la rive sud, la vue sur le lac avec en toile de fond le volcan Osorno (2 681 m) et le mont Puntiagudo (2 190 m) est splendide.

En entrant dans le Parque Nacional Vincento Pérez Rosalez, l'un des plus beaux parcs du Chili et assurément le plus ancien (créé en 1926), l'on peut visiter les Saltos del Petrohué, des formations de roches volcaniques baignées par les chutes d'eau de couleur vert émeraude. Les paysages sont sublimes.

Sur les berges occidentale du lac, on y retrouve la très fréquentée station balnéaire de Puerto Octay ainsi que la petite bourgade pittoresque de Frutillar, avec ses belles demeures de style germanique de jardins fleuris et de palmiers chiliens.

Le parc national de Puyehue, le plus fréquenté du pays, englobe 107 000 hectares de forêts luxuriantes et de paysages volcaniques grandioses dans la magnifique région des lacs. Ses zones densément boisées abritent des pumas, des pudú (chevreuils de petite taille) et quantité d'oiseaux. A noter aussi la présence de plantes spécifiques comme la curieuse nalca, aux feuilles en forme d'ombrelle, ou l'ulmo aux troncs multiples. Doté de sentiers de randonnée, de lacs, de sources thermales, de stations de ski et de chutes d'eau, le parc permet quantité d'activités.

C'est de Puerto Montt (une des plus grandes villes de la région avec Osorno et Temuco) que partent les bateaux qui effectuent la traversée pour se rendre dans l'archipel de Chiloé et les îles du golfe de Reloncavi.

Pour se rendre sur Isla Grande, la principale de l'archipel de Chiloé, on peut également emprunter la route jusqu'à Pargua et de là prendre un ferry qui traverse le canal de Chacao en 30 mn.

Chiloé
Cet archipel a gardé vivante les traditions du passé dans sa musique, son artisanat et ses légendes.

Castro, la capitale, avec ses rues bordées de maisons aux couleurs vives, a une histoire très particulière. Elle fut aussi la base de l'évangélisation franciscaine des indigènes Huilliche et Chonos qui habitaient la région. La cathédrale San Francisco, de style néogothique, a été dessinée par un architecte italien et a été construite en bois, en respectant les dessins d'origine, par les Indiens de la région qui étaient d'excellents ébénistes.

La route qui longe la mer intérieure vers le nord permet de découvrir les villages qui renferment les plus belles églises de l'île, toutes du XVIIIe siècle.

« Les églises de Chiloé constituent un exemple unique en Amérique Latine d'architecture religieuse en bois. Elles représentent une tradition initiée aux XVIIe et XVIIIe siècles par des prêcheurs jésuites itinérants, tradition poursuivie et enrichie par les Franciscains au XIXe siècle et qui prévaut encore de nos jours. Ces églises illustrent l'extraordinaire richesse de l'archipel de Chiloé et témoignent de la fusion réussie de la culture et des techniques indigènes et européennes, de la parfaite intégration de son architecture dans le paysage et l'environnement, ainsi que des valeurs spirituelles des communautés. » Patrimoine mondial de l'Unesco

On peut voir, entre autres, celles de Llaullau et celle de Dalcahue, joli port de pêche où l'on fabrique encore des dalcas (petites pirogues à fond plat construites à partir de trois pièces de bois). Sur l'île de Quinchao, à Achao, s'élève l'église Santa Maria, la plus ancienne de Chiloé, dont les belles sculptures baroques sont en bois de cyprès et de mélèze, et celle e Quinchao, la plus grande de toutes, qui a été restaurée dans le style néoclassique. Toujours sur cette île, il faut visiter le charmant village de Curaco de Vélez, aux très anciennes maisons et aux moulins à eau récemment restaurés.

Au sud de Castro, la route mène au village de Chonchi, un village étagé sur une colline, avec ses maisons aux couleurs gaies accrochées à la pente.

MAGALLANES
À la pointe sud du continent, la province de Magallanes (qui doit son nom au célèbre explorateur portugais Magellan) est complètement à l'écart du reste du Chili. C'est un labyrinthe d'îles et de fjords aux eaux glacées. Ce qui attire la plupart des voyageurs dans cette région perdue aux confins du monde, c'est son caractère vierge. En se rapprochant de sa côte déchiquetée, on aperçoit des colonies de manchots, des lacs aux eaux cristallines, des arbres rabougris par le vent implacable de la Patagonie, et certains des plus fantastiques paysages de montagne d'Amérique du Sud.

Punta Arenas, capitale de la province, conserve de nombreux vestiges du passé, car son histoire est aussi celle de l'extrême sud. On peut y visiter la Plaza Munoz Gamero sur laquelle se trouvent la Cathédrale et le monument dédié à Hernando de Magallanes; le cimetière avec ses longues allées de cyprès taillés en rond et les mausolées des familles pionnières de la région; le Mirador pour un point de vue privilégié de la ville et du détroit de Magellan; le Musée régional salésien Maggiorino Borgatello qui présente une collection sur les différentes ethnies de la région, sur la faune et la flore de l'Antarctique, ainsi que sur les premières expéditions des missionnaires salésiens en Patagonie.

La colonie de manchots située à Seno Otway n'est qu'à 55 km au nord-ouest de la ville.

Puerto Natales est une grosse bourgade de 18 000 habitants et dominée par de grands glaciers. On peut  y visiter le Musée Municipal Historique, consacré aux cultures indiennes. Une croisière d'une journée conduit dans le Parque Nacional O'Higgins, au pied du mont Balmaceda, immense coulée bleutée qui plonge dans la mer. Les passagers peuvent débarquer sur une petite jetée au pied du glacier Serrano. La cueva del Milodon est une vaste caverne où fut découvert les restes d'un animal préhistorique qui vivait il y a 10 000 ans.

À 120 km au nord de Puerto Natales, le Parque Nacional Torres del Paine renferme certains des plus beaux paysages de la pointe australe. Il a été créé en 1959 et fut agrandi à sa taille actuelle 9181 000 ha) au début des années 1970 et l'Unesco l'a déclaré réserve de la biosphère en 1978. Le parc se caractérise par une grande variété d'altitudes (du niveau de la mer jusqu'à 3 000 m), qui permet l'existence d'une faune et d'une flore très diversifiées. Fjords, steppes, forêts de conifères, fougères géantes, arbres torturés par le vent, glaciers géants et cascades se succèdent de l'ouest en est. Le parc est aussi le refuge du nandou et du guanaco, que les colons européens ont presque fait disparaître au profit de leur bétail.

LA TERRE DE FEU
La Tierra del Fuego recouvre en fait tout un archipel, mais ce nom fait souvent référence à l'île principale, Isla Grande de Tierra del Fuego. L'Argentine en possède les deux tiers et le Chili un tiers. La partie chilienne est la moins spectaculaire des deux.

Grâce aux courants océaniques relativement chauds, elle bénéficie d'un climat moins rude que certaines régions de l'Alaska ou de la Norvège situées à une latitude équivalente (autour de 550).

Pour passer en territoire argentin, il faut se rendre au poste frontière de San Sebastian et continuer vers Rio Grande pour finalement arriver à Ushuaia.

L'ÎLE DE PÂQUES
L'île de Pâques est l'endroit le plus isolé du monde, à 3 790 km des côtes chiliennes et 2 100 km de la petite île polynésienne de Pitcairn. Ses premiers habitants la nommaient Te Pito o Te Henua (le nombril du monde). C'est l'un des lieux qui ont le plus excité l'imagination des hommes, car certains aspects mystérieux n'ont toujours pas été clairement expliqués. On ignore toujours comment sa population d'origine polynésienne est parvenue jusque-là. On ne connaît pas non plus les méthodes utilisées pour réaliser et surtout transporter les quelque trois cents colosses de basalte, les moai, érigées sur l'île.

Les quelques 3 500 habitants (les Pascuans) de l'île de Pâques (dont le nom indigène est Rapa Nui) vivent regroupés dans le village de Hanga Roa. La population se compose à 70% de polynésiens auxquels viennent s'ajouter des personnes originaires du Chili.

La route des Moai conduit vers l'intérieur de l'île vers le volcan et le cratère du Rano Raraku. Celui-ci marque l'emplacement d'une carrière de basalte où la plupart des moais ont été taillés.

Les statues les plus célèbres et les plus impressionnantes sont sans conteste les soixante-dix sentinelles de pierre qui se dressent sur le versant méridional du volcan, enfouis dans l'herbe jusqu'aux épaules. Elles forment un chemin qui conduit jusqu'au cratère. Récemment restauré, il s'agit du plus important site cérémoniel de l'île.

Un sentier mène au plus grand moai jamais sculpté, un monolithe de 21 m de long.

Les sites chiliens classés au Patrimoine mondial de l'UNESCO:

  •  
    • Culturel Parc national de Rapa Nui (1995)
    • Culturel Églises de Chiloé (2000)
    • Culturel Quartier historique de la ville portuaire de Valparaiso (2003)
    • Culturel inscrit sur la Liste du patrimoine mondial en péril Usines de salpêtre de Humberstone et de Santa Laura (2005)
    • Culturel Ville minière de Sewell (2006)