Égypte
LE CAIRE
Capitale de l'Égypte, El-Qâhirah « La Victorieuse» fondée en 969 est à la fois la plus grande ville d'Afrique et du monde arabe et le grand centre culturel de l'Islam, à l'architecture tantôt médiévale, islamique, copte et contemporaine. Le Caire est une cité cosmopolite où vivent dix-neuf millions d'habitants dans une atmosphère endiablée par une circulation automobile endémique. Les feux de signalisation sont « décoratifs » et traverser une rue du Caire est un exercice de haute voltige que les Cairotes maîtrisent avec une certaine nonchalance. Il faut vraiment les voir pour le croire!!!
Le Musée égyptien compte parmi les plus grands musées d'histoire ancienne du monde et constitue l'un de ses plus grands spectacles. Ses 100 000 reliques et trésors vous entraîneront au secret intime de la vie éternelle telle que se la représentaient les anciens Égyptiens. Fondé en 1857 par l'égyptologue français Auguste Mariette, c'est une véritable caverne d'Ali Baba : sarcophages, statues, sphinx, mobiliers, arts décoratifs, momies, collections de bijoux, etc. Et bien sûr le fameux trésor de la Tombe de Toutankhamon comprenant entre autres merveilles, le fameux masque d'or très fin incrusté de lapis lazuli.
Cœur de la cité médiévale, le Caire islamique (à l'est du centre-ville) vous transporte presque dans un autre monde. En approchant de Midan Hussein, les costumes modernes laissent la place aux traditionnelles galabiyya (longues robes portées par les hommes), les bâtiments et la foule sont plus denses, et il faut se frayer un chemin parmi les camionnettes, les ânes surchargés et les livreurs poussant des charrettes sur lesquelles s'empilent les marchandises. Ce quartier doit son surnom à la présence de la mosquée la plus importante du Caire et de son sanctuaire le plus sacré, et au fait que ce secteur de la ville fut, pendant de nombreux siècles, l'un des centres du pouvoir islamique, où se liaient des intrigues commerciales et politiques.
Le Souk Khan El Khalili
Ancien caravansérail, créé au XIVe siècle par l'émir Khan El Khalili, il s'agit sans doute du quartier commerçant le plus pittoresque du Caire. Le souk est un ensemble de passages et de ruelles bordées d'échoppes où le badaud trouvera tous les objets artisanaux. C'est ce lieu qui a inspiré un des plus célèbres écrivains égyptiens contemporains, Naguib Mahfouz (Impasse des Deux Palais) où s'attardent les fumeurs de narguilé, les joueurs de dominos dégustant un thé à la menthe dans un de ses nombreux cafés, parmi lesquels le célèbre « Fichaoui ». La visite de ce souk s'impose.
Le Caire copte : cette appellation a été donnée pour que les visiteurs puissent identifier le quartier où s'installèrent les premières communautés chrétiennes. C'est un havre de paix dans le tourbillon cairote. C'est le plus ancien quartier du Caire établi dans l'enceinte du Kars Ech Chamal, le fort de la chandelle. Les murailles de l'époque romaine furent un lieu de refuge des communautés coptes et juives. En parcourant les ruelles où le temps semble s'être figé, vous découvrirez les très belles églises coptes de Saint-Serge, de Sainte-Barbara, le couvent de Saint-Georges. Le musée installé dans le fort de la chandelle renferme de très belles pièces de l'art copte. Par son jardin intérieur, vous accéderez à la surprenante église suspendue dédiée à la Vierge Marie.
Côté Nil, flânez dans les rues du Caire moderniste dont les façades Art Nouveau, les cinémas, les salons de thé et les boutiques de luxe regorgent de détails piquants.
PLATEAU DE GIZEH
Le site est situé à 15 km à l'ouest du centre du Caire, au fond de l'avenue des Pyramides qui croise le faubourg de Gizeh, sur la rive gauche du Nil. Les pyramides de Guizèh demeurent la dernière des Sept Merveilles du monde antique.
Les Pyramides : La Grande Pyramide, ou pyramide de Chéops, mesure aujourd'hui 137 m de hauteur (146 m à l'origine). Bien qu'elle soit apparemment intacte, elle a perdu son revêtement de calcaire. On accède à la première chambre funéraire par une grande galerie aux parois en encorbellement. Cette pyramide, que d'après Hérodote, 100.000 hommes réquisitionnés mirent vingt ans à élever, serait assez vaste pour abriter la basilique Saint-Pierre de Rome. Les pyramides de Chéphren et Mykérinos ont une structure moins complexe que leur grande sœur Chéops.
Le Sphinx : Mi-homme, mi-lion, le sphinx est la représentation symbolique du Roi Chéphren. Il défend l'entrée de la sépulture royale.
ALEXANDRIE
Fondée en 332 av. J.C. par Alexandre le Grand, la cité est restée pendant plus de 13 siècles la capitale de l'Egypte. Elle fût l'un des foyers culturels de la Méditerranée. C'est certainement grâce à sa fameuse Bibliothèque que sa notoriété à été si grande.
Deuxième plus grande ville en Egypte, Alexandrie a une atmosphère qui est plus méditerranéenne qu'orientale; son ambiance et ses acquis culturels la distingue du reste du pays. Elle possède un charme unique. Balnéaire, cosmopolite et romantique, Alexandrie empile ses trésors d'architecture des communautés turques, juives, grecques et italiennes qui y vécurent. Grandiose balcon sur la mer, son phare, l'une des sept merveilles du monde, et le palais où Cléopâtre séduisit César et aima Marc Antoine contribuèrent à la rendre mythique dès l'Antiquité.
Bibliothèque d'Alexandrie : Projet soutenu par la communauté internationale, destiné à inscrire la nouvelle bibliothèque dans le prolongement des idéaux culturels et humanistes qui a soutenu celle de l'antiquité. Un chef d'œuvre architectural inauguré en 2002, avec le plus grand mur granitique du monde construit en cercle et formant le corps de la bibliothèque.
Le centre-ville moderne : choix de cafés et de restaurants, dont quelques-uns merveilleusement situés au bord de la mer qui valent le détour. Sur les traces de Cavafis, de E.M. Forster, de Lawrence Durrel. Mais aussi de Churchill et du roi Farouk.
Les Catacombes de Kom el Chokafa, un labyrinthe de 3 niveaux renfermant des tombes des notables d'Alexandrie pendant la période Gréco-romaine Un exemple ahurissant du mariage des arts égyptien ancien, égyptien populaire, Copte, et Gréco-romain.
Le musée gréco-romain. Contient une collection impressionnante d´œuvres qui racontent la gloire de l´Alexandrie hellénique.
Aussi les tombes d'Anfushi, la colonne de Pompey, la forteresse de Quaitbey, le marché de Attareen, et les jardins de Montazah.
La Vallée du Nil
ABYDOS
La ville d'Abydos est située dans la moyenne Égypte actuelle, au nord-ouest de Louxor. Il s'agit d'une des villes les plus importantes d'Égypte, très ancienne, et dont les origines remontent à la préhistoire. Son culte principal était consacré au dieu Osiris, dieu des morts et de la résurrection.
Temple de Sethi I : Un temple splendide de plus de 3000 ans, dans lequel les reliefs ont conservé une bonne partie de leurs couleurs d'origine. Les reliefs sur le stuc semblent donner vie aux divinités et à Pharaon. Les peintures sont encore resplendissantes de fraîcheur.
Osireion : Le tombeau présumé d'Osiris, également construit sous Séthi I, se situe derrière le temple. Le monument est sous les eaux, et donc inaccessible, mais on distingue bien les gigantesques piliers monolithiques.
DENDERAH
Situé à 69 km au nord de Louxor, sur la rive gauche du Nil, ce site fut un des derniers foyers de la civilisation de l'Égypte ancienne.
Le temple d'Hathor (que les Grécos Romains comparaient à Aphrodite) sanctuaire de l'amour et de la musique. Chaque année un pèlerinage se déroulait entre Denderah et Edfou pour célébrer le mariage de la déesse Hathor avec le Dieu Horus.
LOUXOR
C'est dans cette région que se déroule la croisière typique sur une distance de 200 km. Pendant la croisière, le bateau s´arrête pour visiter les temples d'Edfou, Esna et Kom Ombo. Naviguer sur le Nil offre la chance de se projeter dans l´histoire de notre peuple millénaire. Vu les dimensions réduites de la vallée, les scènes de vie des égyptiens sont à la portée des touristes.
Les villages et villes de la vallée se dérouleront au rythme du déplacement du bateau. Dans les villages vous serez en mesure de voir les maisons de paysans, de noter les divers méthodes et techniques de l´agriculture traditionnelle, d'apprécier les défilés des paysans et des enfants dans les champs, ainsi que de contempler les variétés d´oiseaux résidents ou migrateurs.
La rive droite de Louxor renferme la ville moderne, hôtels et marchés ainsi que les temples de Karnak, Louxor et le Musée de Louxor qui est un petit bijou.
Le temple de Louxor construit majoritairement par Ramsès II et Amenhotep III renferme une série des plus belles colonnes de l´Egypte ancienne dans la fameuse cour d'Amenhotep III. Ce temple est lié à celui de Karnak par l'allée des béliers, un chemin sacré bordé de statues de sphinx béliers sur une longueur de 2,5 km. Il reste encore une centaine de ces statues à l'entrée du temple de Louxor.
Le temple de Karnak est considéré comme le complexe religieux le plus grand du monde puisque il s´étend sur environ 125 hectares, incluant 11 temples dans son domaine, dont celui consacré à Amon occupe à lui seul 25 hectares. Karnak était le cœur et l'âme de l'Egypte pendant le Nouvel Empire. Pour avoir une idée de son importance il faut se rappeler que plus que 80,000 fonctionnaires en dépendaient incluant des prêtres, des soldats des administrateurs, des enseignants des scientifiques, des soldats des fermiers, des agriculteurs, des artistes et des ouvriers. Il était consacré à la triade divine de Louxor, Amon, Mout et Khonsou. Ce temple est fameux pour sa salle hypostyle, plus connue comme la forêt de colonnes avec ses 134 colonnes qui soutenaient un plafond de 25 m de haut. Nous conseillons vivement de visiter le temple de Khonsou, la chapelle de Ptah, le musée découvert, la Chapelle Rouge tous à l'intérieur du mur d'enceinte du Karnak. Ainsi vous pourrez profiter du calme et de la sérénité de ces lieux sacrés surtout qu'ils sont moins fréquentés par les touristes.
La rive gauche renferme les fameuses vallées, des rois, des reines, des nobles et des artisans. Aussi les temples de Ramsès II, Ramsès III, Hatshepsout entre autres.
Dans la vallée des Rois que domine une pyramide naturelle, 62 sépultures royales ont à ce jour été dénombrées. Soigneusement cachées, elles ont toutefois toutes été pillées, à l'exception du fameux tombeau de Toutankhamon, découvert le 4 novembre 1922 par Carter et Carnavon, dont le trésor est exposé au musée national des antiquités du Caire.
La Vallée des Reines
Les pharaons défunts s'entouraient aussi des membres de leur famille. Des lieux funéraires ont été spécialement réservés pour les reines et les enfants. La tombe d'un jeune prince Amon-her-Khopeshef, fils de Ramsès III, est particulièrement remarquable par la fraîcheur de ses couleurs
La vallée des nobles
La vallée des artisans est connue sous le nom de Deir-el-Medina. Ce village avait été construit pour les ouvriers, les architectes et les artisans qui œuvraient à la construction et à la décoration des tombes royales. Il fut construit sous Thoutmosis I, lors de la XVIII dynastie. C'était le seul endroit habité sur cette rive gauche du Nil. Les artisans ont creusé et construit leurs propres tombes et celle de leur famille. Cette vallée était composée d'un village, d'un temple entrepris par Ptolémée Philopator au 3e siècle av. J.-C et des tombeaux bâtis dans le roc.
Temple de la Reine Hatchepsout (Deir el Bahari)
Le Temple d'Hatchepsout se trouve sur le site de Deir-el-Bahari, un site funéraire de Haute-Egypte, situé sur la rive gauche du Nil. Ce temple thébain est unique et se distingue des autres temples, car il est en partie creusé dans le roc de la montagne thébaine à laquelle il s'adosse. Ses rangées de colonnades en nid d'abeille s'adaptent harmonieusement aux lignes naturelles et aux replis de sa toile de fond montagneuse.
Les Colosses de Memnon
Les deux importantes statues des colosses de Memnon se situent dans la nécropole thébaine dans les environs de Louxor. Elles mesurent 19,5 mètres de hauteur, soit un immeuble de quatre étages! Du temps des pharaons, elles constituaient l'entrée du temple funéraire d'Aménophis III. Suite à un tremblement de terre, une des statues se fissura et, avec le vent, émettait des sons de cithare. Pendant l'époque gréco-romaine, les gens se précipitaient pour les écouter. D'où le nom de colosses de Memnon, fils d'Aurore, qui se réveillait tous les matins et chantait à l'aube.
EDFOU
Edfou vit de la culture de la canne à sucre et de la poterie. Elle doit sa célébrité à son grand temple, le mieux conservé de toute l'Égypte. Édifié sur une butte qui dominait le Nil, le temple d'Edfou échappa aux crues du fleuve, comme la ville qui l'entourait. Sa construction ne demanda pas moins de deux siècles. Ses murs relatent l'épopée d'Horus, fils d'Osiris, qui dut combattre sont oncle Seth pour rentrer en possession du royaume de son père. Il est desservi par une nuée de calèches qui guette l'arrivée des bateaux. Dégagé des sables en 1860 par l'archéologue français Auguste Mariette, le temple d'Edfou était en partie recouvert par des habitations. Nombre d'entre elles furent rasées lors des opérations de déblaiement.
KOM OMBO
Kom Ombo est situé en bordure du Nil. Les bateaux y accostent directement ce qui permet les visites de jour comme de nuit. La nuit, le temple de Kom Ombo prend une autre dimension. Les jeux de lumière y sont particulièrement bien réussis qui redonnent vie et relief aux fresques. Ce double temple est consacré à deux divinités. Chaque section est dédoublée et organisée de façon symétrique selon un axe principal : la partie gauche est dédiée au dieu à tête de faucon, Hoëraris (Horus le vieux) accompagné de son épouse Tasentnefert, tandis que la partie droite célèbre le dieu crocodile, Sobek ici identifié au dieu solaire sous le nom de Sobek-Rê et accompagné d'Hathor et de leur enfant Khonsou.
ASSOUAN
Assouan jouit d'un des plus beaux paysages de la vallée du Nil. Ici se bousculent des siècles d'histoire, un fleuve légendaire et un désert immense. Point de départ de toutes les croisières sur le lac Nasser voguant à destination d'Abou Simbel ou descendant le Nil en direction des temples de Louxor. C'est le commencement de la Nubie, la porte de l'Afrique.
Située à l'emplacement de la première cataracte, barrière naturelle infranchissable pour leurs bateaux, Assouan était la dernière frontière des Égyptiens, la dernière trace de civilisation avant la Nubie, ce pays vide, aride, peuplé de tribus rebelles. Aujourd'hui encore, Assouan reste empreinte de cette ambiance, de ce mystère que possède toute ville posée au carrefour du temps et au milieu de nulle part.
En approchant la ville dans un bateau de croisière, on ne tarde pas de s'apercevoir de cette myriade d´îles jardins dans lesquels quelques hôtels privilégiés ont élu domicile, de même que ces îlots granitiques qui jalonnent mystérieusement le lit du Nil.
Le souk demeure le plus intéressant d'Égypte après ceux du Caire. C'est dans l'artère charia el-Saad Zaghloul et les ruelles secondaires qu'il faut flâner, dont les odeurs et les couleurs, les épices et les étoffes évoquent encore les caravanes lointaines. Le soir, l'animation redouble d'intensité : la foule reste dense et les lumières apportent leur magie jusque tard dans la nuit.
La corniche est l'autre but de la promenade incontournable d'Assouan. Certains n'hésitent pas à dire qu'elle bénéficie du plus beau paysage qu'offre le Nil dans toute l'Égypte. Les couchers de soleil sont divins dans les jardins Férial, tout au bout de la corniche, juste avant l'enceinte de l'Old Cataract.
Le musée de la Nubie, ouvert en 1998 avec le concours de l'Unesco, offre un panorama complet de l'histoire et de la culture nubienne depuis la Préhistoire, à travers des objets usuels, des statues, des fresques et des monuments retrouvés dans la région.
L'île Éléphantine : Toute la beauté du Nil est à découvrir depuis une felouque autour de ces îles très préservées. C'était autrefois considéré comme le bout de la civilisation. Deux villages nubiens se blottissent à chaque extrémité de l'île et peuplés d'environ quatre cents personnes. Les âmes bucoliques apprécieront à coup sûr la ballade dans les ruelles sinueuses de ces villages. Construites en brique crue puis enduites et peintes en bleu ciel, rose ou jaune, les maisons sont souvent décorées de motifs et quelquefois de scènes de hajj (pèlerinage). On trouve quelques magasins de souvenirs où l'on vous préparera le thé.
L'île de Philae, située en amont de la première cataracte du Nil (à 7 kilomètres d'Assouan), est engloutie depuis la mise en service du Grand Barrage d'Assouan en 1978. Elle avait déjà les pieds dans l'eau à la suite de la construction du premier barrage par les Britanniques. La visite du temple s'effectuait en barque.
Le programme de sauvetage des sites archéologiques de la Nubie par l'Unesco prendra en charge le financement du déplacement, pierre par pierre, du temple sur l'île d'Agilkia, située à 300 mètres de l'île de Philae et plus élevée de 13 mètres. Entièrement dédié à Isis, ce temple a conservé son naos, le tabernacle de pierre qui abritait la statue de la divinité.
LAC NASSER & ABOU SIMBEL
Ce lac immense a déplacé plus de 100 000 Nubiens et englouti villes, villages et temples (autant dire toute la culture nubienne). Entre 1963 et 1970, quatorze édifices furent sauvés au prix d'un travail titanesque. Abou Simbel est le plus fameux d'entre eux. Il semble toujours avoir été là, hiératique au milieu du désert, loin, bien loin de Thèbes, la capitale des pharaons située à quelque 1000 km plus au nord. Difficile de réaliser que l'emplacement initial du temple d'Abou Simbel se trouve 65m plus bas sous les eaux et que chacun des colosses de 20 m de haut a été découpé et remonté bloc par bloc. Ramsès II, le génial bâtisseur, n'aurait pas renié une telle performance. Ses quatre statues gigantesques le représentent toujours serein, portant barbiche postiche, nemès et pschent -les attributs de son rang- face au soleil couchant. Sa mère, la reine Touy, sa femme Néfertari et sa fille Méritamon semblent se blottir entre les jambes immenses du pharaon protecteur et guerrier comme aiment à le rappeler les fresques gravées sur les murs intérieurs du pronaos. Le soleil lui-même participe à la toute puissance du roi. Les 20 février et 20 octobre, dates de naissance et de couronnement de Ramsès, ses rayons traversent le temple jusqu'au sanctuaire éclairant une à une les statues d'Amon-Rê, de Ramsès II et de Rê-Horakhty. Un seul reste dans l'ombre : celui de Ptah, le dieu de la mort. Ramsès, sans aucun doute, se savait immortel. La meilleure preuve : il fut lui aussi sauvé des eaux !
NUBIE ET LAC NASSER
La Nubie s'étend de part et d'autre de la frontière égypto-soudanaise, occupant approximativement les deux côtés de la Vallée du Nil entre Assouan en Égypte et Khartoum au Soudan. Longtemps, la civilisation nubienne fut assimilée à celle de l'Égypte. Les fouilles archéologiques ont toutefois fait ressortir les caractères spécifiques de ces cultures aussi anciennes que celle de la Vallée égyptienne du Nil, la Nubie possédant une personnalité géographique, historique et ethnique propre.
Le Lac Nasser, véritable mer intérieure d'eau douce, est né de la construction du haut barrage à Assouan. Lors de sa construction et pour contrer la montée des eaux, plusieurs sites archéologiques nubiens furent démontés pierre par pierre et déplacés en hauteur. Le lac est un magnifique contraste paradoxal d'eau et de désert au paysage très varié et surréaliste : de l'eau à perte de vue, des montagnes abruptes, des oiseaux... Les gazelles, renards, tortues et plusieurs types de serpents, y ont élu domicile. De nombreux poissons, crocodiles et lézards peuplent le bassin. La croisière reste le seul moyen d'atteindre les temples nubiens déplacés au sud d'Assouan, sauvés des eaux, à l'exception de Kalabsha et d'Abou Simbel.
Le Temple de Kalabcha : sur l'île de Kalabsha se dresse le magnifique temple de Mandoulis, dédié au dieu nubien de la fertilité : Marol. Le temple est magnifique, car sa reconstitution fut réalisée avec minuties.
Temple de Beit El-Wali : temple nubien de l'Égypte antique dédié au dieu Amon construit au début du règne du pharaon Ramsès II contenant de très beaux bas-reliefs historiques.
Kiosque de Kertassi : D'époque romaine, le kiosque rappelle fortement celui que Trajan fit construire à Philæ. Il se trouvait jadis à 40 km au sud d'Assuan et a été reconstruit non loin du Temple de Kalabcha. Devant le kiosque se trouvent deux splendides piliers d'Hathor. On découvre de là un panorama magnifique sur le lac.
Temple d'Amada : sauvé de l'engloutissement en étant déplacé d'un seul bloc vers un terrain plus élevé et plus sec, le temple d'Amada possède les bas-reliefs les plus admirablement conservés du style nubien. Dédié aux dieux du Nouvel Empire, Amon-Ré et Ré-Horakhty, ce monument fut érigé par Touthmôsis III et son fils Aménophis II.
Temple d'El Derr : creusé dans la montagne, ce temple date de Thoutmôsis III. La salle hypostyle contenait douze colonnes; il n'en reste que quatre.
Tombeau de Penout : Également creusé dans la roche, ce tombeau est celui du Vice-roi de Nubie. Plusieurs fresques le représentent en famille.
Citadelle immergée de Kasr Ibrim : le seul site encore existant sans avoir été déplacé. Il s'agit d'un complexe chrétien dont l'élément principal est une basilique byzantine à 3 nefs avec des arches assez bien conservées. Située originellement au sommet d'une colline, elle ne fut pas engloutie, mais se trouve aujourd'hui sur un îlot où viennent accoster les navires de croisière.
Temple de Wadi El Seboua : Son nom qui signifie « la vallée des lions » lui vient de son allée de sphinx (trois sont bien conservés) à la face humaine avec un visage de Nubien. Dédié à Ramses II, Amon et Rê Horakhti, ce temple fut jadis entouré d'une grande ville.
Temple de Dakka : consacré au dieu Thot et fondé à l'époque ptolémaïque par le roi nubien Ergamène. Il présente une imposante façade devant laquelle se dressait jadis une allée de sphinx.
Les Felouques
Voici un moyen de transport, très authentique pour se laisser glisser sur les eaux bleues du Nil. Les felouques caractérisées par leur voile blanches sont très présentes à Assouan et sont un excellent moyen d'accéder à l'île éléphantine, ou aux villages Nubiens. C'est leur unique voile triangulaire qui en fait tout le charme. Ces bateaux n'ont ni rame ni moteur, c'est donc l'habileté du batelier qui fera la différence. Ce bateau de huit à treize mètres de long, d'origine méditerranéenne, a été adopté sur le Nil dés le XVIème siècle et était utilisé pour le transport d'une rive à l'autre. Aujourd'hui la ballade en felouque est toujours un moment de fraîcheur bienvenue pendant le voyage.
La navigation sur le Nil a une particularité : elle peut se faire naturellement dans les deux sens. En effet, le vent dominant pousse les bateaux du Nord au Sud alors que le courant a l'effet inverse.
LES OASIS DU DÉSERT LIBYQUE
De majestueux paysages désertiques parsemés d'oasis verdoyantes et de sources chaudes s'étendent du Nil jusqu'à la frontière libyenne. Ces lieux envoûtants offrent une chance de contact avec les cultures traditionnelles des nomades sédentarisés du désert.
Baharyia
Aussi appelée « l'oasis du nord », cette dépression désertique faite de roches volcaniques d'environ 4000 km2 est connue depuis l'Antiquité pour ses minerais, ses jardins fertiles, ses eaux curatives, et les vues spectaculaires qu'offrent les formations volcaniques sombres et dentelées qui émergent du désert. Ce site est devenu célèbre dans le monde entier lorsqu'une immense nécropole datant de l'époque gréco-romaine a été découverte par hasard à la fin des années 1990. Les tombeaux contenaient des milliers de momies décorées d'or. Cette découverte étonnante a valu à ce site le nom de « Vallée des momies d'or ».
Kharga
L'oasis la plus au sud du désert occidental était autrefois une étape importante sur la route des quarante jours, fréquentée par les marchands de chameaux et d'esclaves. Aujourd'hui, Kharga, la capitale administrative de la province de la « Nouvelle Vallée », vaut le détour pour ses sites anciens : le Temple d'Hibis, seul témoignage architectural de l'occupation perse en Égypte et la nécropole chrétienne de Bagawat, une des plus anciennes de l'époque chrétienne. Accrochée à flanc de colline, elle regroupe plusieurs centaines de tombes datant du Ve siècle. Certaines ont conservé, sur leurs murs, des scènes peintes de l'Ancien et du Nouveau Testament.
Dakhla
Ici, on oublierait presque le désert tant la terre est fertile. Le vert luxuriant des nombreux vergers, champs de trèfle, de riz et de cacahuètes, offre un contraste saisissant avec les dunes aux tons miel et les carrières de roches rose pastel aux alentours. Dakhla se présente comme une succession de palmeraies, de vergers et de cultures maraîchères. Le village de Qalammun et la vieille ville fortifiée d'El Qasr, tous deux bâtis entièrement en briques crues avec un labyrinthe de ruelles recouvertes de tapis en roseau, sont particulièrement pittoresques. Le temple romain de Deir El Hagar et les tombes romaines d'Al Mozawaka valent le détour.
Farafra
La plus isolée des Oasis. C'est de là que partent les safaris en 4x4 ou en chameau à destination du désert blanc. Farafra s'étend sur un plateau de sable blanc piqueté de quelques taches de verdure qui cachent quelques maisons de terre. À partir de Qasr el-Farafra, le village le plus important, des sentiers de sable permettent de sillonner la palmeraie, où jouent les rayons du soleil. Ne pas manquer l'excursion dans le désert Blanc, à une quarantaine de kilomètres de l'oasis. Après le sable et les roches noires apparaissent d'étranges concrétions calcaires en forme de pyramides, de champignons, d'icebergs, qui s'étendent à perte de vue. Un spectacle féerique au lever ou au coucher du soleil.
Siwa
Sur fond d'impressionnantes collines corrodées et d'une mer de dunes, Siwa, la plus au nord des grandes oasis du désert libyque, surgit tel un mirage. Parsemée de concrétions calcaires, de sources d'eau minérale et de deux lacs salés, elle vit de la culture des dattes et des olives, ce qui lui donne un petit air de jardin d'Éden. Un paradis longtemps resté isolé du reste du monde où ses habitants d'origine berbère conservent et perpétuent encore leurs coutumes, traditions et leur langue. Au centre de la bourgade de Shali, la principale ville de l'île, se dressent d'étranges ruines fantomatiques : c'est l'ancien village détruit, au siècle dernier, par des pluies diluviennes. Quelques pistes de sable mènent au Temple de l'oracle d'Amon, que vint consulter Alexandre le Grand. Siwa est aussi réputé pour ses superbes bassins romains, dont les Bains de Cléopâtre.
LA MER ROUGE ET LE SINAÏ
L'Egypte est dotée de plus de 1500 km de plages d'eau chaude sur la Mer Rouge et au Sinaï. Ces régions se sont forgées une réputation mondiale grâce à la qualité des eaux de la Mer Rouge, sa propreté, sa richesse en espèces marines, son climat chaud et sec.
Sinaï
Dans cette région paradisiaque, le soleil est au rendez-vous toute l'année. La mer Rouge est très propore et fait miroiter sa palette de couleurs, bleue et turquoise. Un désert rocheux traversé par des vallées et parsemé de petites oasis surprenantes de fraîcheur fait le délice de cette région séduisante.
Sharm-el-Sheikh
Située à 500 km au sud-est du Caire, à 380 km au sud de Suez, à la pointe sud du Sinaï, entre les golfes de Suez et d'Aqaba. Sharm-el-Sheikh est la plus belle station balnéaire de l'Égypte et la plus grande du Sinaï, connue pour ses magnifiques baies naturelles qui l'entourent. Vous pouvez vous y rendre à partir du Caire soit en avion soit en autobus ou voiture.
Le parc national Ras Mohammed est un des sites de plongée le plus réputé au monde grâce à son paysage minéral exceptionnel et sa beauté sauvage. Le parc abrite plusieurs plages : Khashaba Beach située sur la baie de Marsa. N'étant pas d'un accès facile, elle offre l'avantage de ne pas être bondée de touristes. Yolanda Bay est sans doute la plus belle avec ses eaux turquoise et la plus réputée de la Mer Rouge. Vous serez impressionnés par la taille des poissons et leurs couleurs et Rass Ghozlani avec son très joli jardin de corail.
Plusieurs excursions dans le Sinaï sont également à votre disposition, en 4x4 ou en quatre roues (quad) ou même à cheval, y compris l'ascension du mont Moïse.
Le monastère Sainte-Catherine (située à 310 km au sud-est du canal de Suez, à 220 km au sud-ouest de Nuweiba, dans le massif du Sinaï), l'église, le musée des Trésors, le Mont Sainte-Catherine. L'ascension de nuit du mont Moïse pour assister au lever du soleil est une expérience inoubliable. Il faut partir de l'hôtel de Sharm el Sheikh vers 22 h 30 pour se rendre à Ste-Catherine d'où commence la montée vers 2 h du matin pour être au sommet vers 5 h. Les moins courageux peuvent monter à dos de chameaux la piste jalonnée de cinq étapes où on peut se réchauffer d'un thé ou d'un café. Mais les 750 dernières marches doivent se faire à pied. Durant la montée, le spectacle du ciel étoilé est tout simplement époustouflant et lorsque le soleil apparaît à l'horizon et enflamme les chaînes de montagnes tout le monde reste sans voix. À ne pas manquer.
LA MER ROUGE
Hurghada est un petit village de pêcheurs devenu la plus importante station balnéaire d'Égypte. De vaste complexe hôteliers se succèdent en front de mer, tandis que les deux centres, El-Dahar au nord et Sigala plus au sud, ont été construits sans concertation - résultat d'une belle cacophonie de béton.
Hurghada est un temple de la plongée sous-marine et le littoral a énormément souffert d'une fréquentation massive.