LIMA
Lima, ville trépidante et moderne en constante évolution, abrite plus de 8,2 millions de personnes (2007) où les bidonvilles contrastent avec les centres commerciaux et les quartiers d'affaires européanisés des faubourgs côtiers.
Ancien centre de toute l'Amérique hispanique, la « cité des Rois » s'enorgueillit de posséder la plus belle architecture coloniale du continent et les plus intéressants musées du pays.
Lima fut fondée par Francisco Pizarro le 5 janvier 1535, la veille du jour des Rois - l'Épiphanie, sur l'emplacement d'une ancienne agglomération indienne où sont encore visibles des ruines précolombiennes. Il y traça les premiers plans en damier de la Plaza de Armas. Son développement rapide en fit la cité la plus riche et la plus importante du continent au début de la colonisation.
Le séisme de 1746 la détruisit presqu'entièrement. Elle fit rapidement reconstruite et la plupart des édifices coloniaux visibles aujourd'hui datent de cette époque. Après les guerres d'indépendance menées contre l'Espagne dans les années 1820, d'autre villes émergent et devinrent capitales des nouveaux États indépendants. L'importance de Lima s'estompa alors.
Pendant près de 400 ans, la ville conserva des proportions relativement réduites. Au début du XXe siècle, Lima connaît une croissance démographique très rapide, avec un premier afflux de population en provenance des zones rurales, notamment des hauts plateaux. Depuis 1940, il a été multiplié par treize. Les immigrants de l'intérieur ont atterri dans des pueblis jovenes (villes jeunes devenant vite de vastes bidonvilles surpeuplés à croissance anarchique) qui entourent Lima.
Les habitants de Lima vous réservent un accueil souvent chaleureux, et la ville s'agrémente d'une vie nocturne active et d'un large éventail d'hôtels et de restaurants, très abordables à Barranco, plus sophistiqués à Miraflores, banlieue moderne dominant l'océan du haut de ses falaises et qui abrite de nombreux hôtels et restaurants, boutiques, théâtres et boîtes de nuit.
Sa visite commence généralement par la Plaza Mayor (ancienne Plaza de Armas) qui constitue véritablement le cœur historique de la cité.
LA CÔTE SUD
La côte sud du Pérou est plus aride encore que celle du nord. Dans ce désert que l'on a souvent comparé à celui du Sahara, les populations se sont trouvées confrontées à des conditions géographiques et climatiques différentes, mais aussi difficiles que celles des régions andines. Malgré tout, elles sont parvenues non seulement à domestiquer leur environnement par l'irrigation, mais aussi à développer des techniques artistiques admirables, comme le prouvent les céramiques de Nazca et les tissus de Paracas, parfaitement conservés par le climat sec.
Le site de Pachacamac (à 30 km au sud de Lima) est le plus vaste et le plus important complexe religieux de la côte à l'époque précolombienne. Il rassemble des palais et des temples pyramidaux mais qui sont pour la plupart en mauvais état ou à demi ensevelies dans le sable.
De janvier à avril, les plages de la côte sud sont très fréquentées par les Limeños durant le week-end, créant ainsi des embouteillages monstres.
Lunahuaná, situé à l'intérieur des terres, est un joli village situé au cœur d'une riche oasis plantée de vigne et de coton. C'est la porte d'entrée vers un pays vinicole, où de nombreuses bodegas proposent des dégustations gratuites toute l'année.
Pisco a donné son nom à la boisson nationale - le Pisco (eau-de-vie de raisin). La ville sert de base à ceux qui partent pour l'observation de la faune et de la flore des îles Ballestas et de la Réserve Nationale de Paracas. La région présente aussi un grand intérêt sur les plans historique et archéologique, puisqu'elle a abrité la culture de Paracas (civilisation pré-inca).
Les Islas Ballestas, formées de trois îles, sont souvent présentés comme " les Galápagos des pauvres ", car on y trouve une quantité impressionnante d'otaries et d'oiseaux de mer, comme les manchots, analogues à ceux qu'on observe aux îles Galápagos en Équateur. Il n'est malheureusement pas possible de visiter les îles à pied, seules les personnes qui récoltent le guano y sont autorisées.
En vous éloignant du rivage, vous aurez l'occasion d'observer le gigantesque candélabre sculpté sur le flanc d'une falaise. Ce géoglyphe énigmatique d'une taille d'environ 200 m de long sur 60 m de large est associé à la culture Nazca. Durant le trajet, et avec un peu de chance, vous pourrez apercevoir des dauphins.
La Reserva Nacional Paracas fut créée en 1975, elle s'étale sur 335 000 hectares dont 117 400 ha sur la terre ferme et 217 600 ha sur la mer. La réserve englobe un petit musée, deux pittoresques villages de pêcheurs et donne refuge à de nombreuses espèces d'oiseaux, terrestres ou marines, dont le pélican brun et le flamand rose.
L'ensemble forme la réserve abrite divers oiseaux, majestueux condors, lions de mer, et des méduses pouvant atteindre 70 cm de diamètre, plus un mètre de tentacules servant de dérive.
Au milieu du XXe siècle, Huacachina (à 5 km d'Ica) était le lieu de détente de la bourgeoisie péruvienne qui avait l'habitude de venir y soigner leurs rhumatismes et leurs maladies de peau. Cette minuscule oasis, qui a perdu bien de son charme, entourée de hautes dunes de sable est une lagune bordée de palmiers et l'endroit où pratiquer le surf sur sable.
Le meilleur moyen pour observer les mystérieuses lignes de Nazca est d'embarquer dans un petit avion, qui durant plus ou moins 45 minutes vous permettra d'observer les différents dessins tracés sur le sol.
A environ 20km au sud de Nazca, l'étrange cimetière pré-inca de Chauchilla, perdu au beau milieu du désert, mérite le détour. On y trouve de nombreux crânes, des chevelures abondantes, des ossements et même des squelettes complets mis au jour par les pilleurs des tombes. C'est l'extrême sécheresse de la côte péruvienne qui a permis la conservation de ces sépultures.
AREQUIPA
Bénéficiant d'un climat très ensoleillé et située à 2 400 mètres d'altitude, la ville d'Arequipa constitue une étape parfaite pour marquer une halte le temps de s'acclimater à l'altitude et est également le point de départ d'excursions, soit vers le Canyon de Colca, d'où l'on peut admirer le vol des condors, soit vers la vallée des volcans et le canyon de Cotahuasi aux paysages encore plus grandioses.
Arequipa, située à plus de 1 000 km au sud de Lima, est la deuxième agglomération urbaine du Pérou. C'est une ville opulente et est le plus important centre intellectuel du pays. Les beaux édifices de l'époque coloniale bâtis en sillar, une roche volcanique d'un blanc étincelant lui valent le surnom de « Ville Blanche ». Elle est nichée au cœur d'une vallée fertile et dominée par un groupe de volcans dont l'El Misti (5 822 m) et le Chachani (6 075m), le plus élevé de tous.
Longtemps isolée du reste du pays, Arequipa a conservé intact son cachet colonial: belles demeures patriciennes au fronton sculpté et aux fenêtres décorées de fer forgé, nombreuses églises et couvents.
Les environs d'Arequipa
Le parc de la Réserva Nacional Salinas y Aguada Blanca couvre 367 000 hectares à une altitude moyenne de 3 800 m. Il est destinée à la protection d'espèces menacées comme les vigognes et les guanacos. Alpagas et lamas domestiques y paissent tranquillement. On peut aussi se baigner aux sources thermales de Yura, au pied du Chachani.
La descente dans le Canyon del Colca (à 4 hrs de route d'Arequipa) par la route en lacets qui serpente jusqu'au village de Chivay est spectaculaire. Long de 100 km et avec sa dénivellation de 3 191 m, il est deux fois la profondeur du Grand Canyon en Arizona. Il est dominé par les neiges éternelles des volcans. Des paysages grandioses à découvrir, tant sur l'altiplano que dans la vallée. En amont, la rivière forme une profonde et large vallée. C'est une zone agricole fertile, caractérisée par des cultures en terrasses et peuplée de quelques dizaines de milliers de personnes, répartis sur une dizaine de villages. En aval, la vallée se resserre pour former un étroit et spectaculaire canyon, que l'on observe particulièrement bien dans la région de Cabanaconde. Les habitants de la région se distinguent par de superbes costumes traditionnels.
Pétroglyphes de Toro Muerto
Le site archéologique de Toro Muerto regroupe des milliers de roches volcaniques noires présentant des gravures d'animaux, d'humains et d'oiseaux stylisés, éparpillés sur plusieurs kilomètres carrés et qui daterait de 1 200 ans et serait dû aux Huari.
La Valle de los Volcanes, à l'ouest du Caňon del Colca, est renommée pour son paysage géologique hors du commun. Le fond de la vallée est tapissé de coulées de lave d'où s'élèvent des cônes de cendres (jusqu'à 200m de haut) Ils sont presque 80 au total et longent une importante faille chacun étant le produit d'une éruption volcanique.
Le Caňon del Cotahuasi, à 200 km au nord-ouest d'Arequipa à vol de condor, s'avère le plus profond recensé de la planète. Le village esseulé de Cotahuasi est pittoresque à souhait, mais ne possède que des infrastructures rudimentaires pour accueillir les voyageurs qui viennent le visiter. Les tréfonds du ravin ne sont accessibles qu'aux rafteurs expérimentés.
LAC TITICACA
Au carrefour des Andes et des herbages de l'altiplano péruvien battu par les vents, les rives fertiles du lac Titicaca furent jadis le breceau de civilisations anciennes. Divisé entre le Pérou et la Bolivie, et perché à 3 820 m d'altitude, le lac Titicaca se flatte d'être le plus haut lac navigable au monde. L'air est pur et le lac prend des allures d'une petite mer intérieure dont les eaux azurées sont saupoudrées d'une quarantaine d'îles, certaines flottantes constituées de tortora, une plante lacustre aux grandes tiges résistantes ressemblant au bambou, où vit une population d'Amérindiens s'exprimant en langue aymara.
Puno, située sur les rives du lac Titicaca, est un gros bourg commerçant de 60 000 habitants fondé en 1668. C'est aussi le centre artisanal et folklorique de la région, sa musique est la plus riche des Andes et on y recense plus de trois cents danses locales.
Pendant les fêtes de la Candelaria, au cours de laquelle est commémorée la naissance légendaire de Manco Capac dans le lac Titicaca, les rues s'animent de musiques et de danses. Au marché artisanal de Laicacota on trouve de nombreux produits, en particulier les tissus en alpaga: couvertures, ponchos bariolés, jupes aux couleurs aux couleurs naturelles, costumes brodés, chullos (bonnets péruviens), des masques de carnaval et des céramiques.
Puno est le point de départ de la plupart des excursions vers les îles du lac Titicaca, son peuple indien et ses coutumes colorées également pour les sites archéologiques des alentours.
Les environs de Puno
Sillustani
Le site de Sillustani, situé au sommet d'une colline dominant une presqu'île du lac Umayo, à 35 km au nord-ouest de Puno, est réputé pour ses chulpas, ces tours funéraires édifiées pour accueillir les momies des nobles collas, peuple guerrier héritier de la civilisation de Tiahuanaco qui dominait la région du lac Titicaca avant l'arrivée des Incas.
Les îles du lac Titicaca
Les îles les plus célèbres du lac Titicaca sont les îles Uros, du nom des Indiens qui les habitaient plus souvent désignées aujourd'hui sous le nom d'îles flottantes. Cette visite permet de découvrir un mode de vie unique ... sur ces îles, tout est bâti en roseau: les maisons, les écoles et jusqu'au sol lui-même, tout repose sur des pilotis fait de troncs d'eucalyptus. En dehors de la confection de toutes sortes d'objets en roseau, leurs habitants vivent de la pêche, de la chasse aux oiseaux et de la récolte de plantes lacustres.
Isla Taquile
Sur le lac Titicaca (à 4 hrs de bateau de Puno), c'est le meilleur endroit pour découvrir les traditions régionales. Elle laisse entrevoir un monde fortement ancré dans ses traditions, des Amérindiens portant fièrement leurs magnifiques costumes chamarrés et s'exprimant en quechua (les autres communautés insulaires parlent aymara). Ils se sont organisés pour gérer eux mêmes toutes les activités liées au tourisme, espérant ainsi protéger leur mode de vie. Il n'y a pas d'hôtel à Taquile mais on peut y passer la nuit chez l'habitant, les Taquile étant réputés pour leur hospitalité. On peut y visiter les ruines Incas disséminées dans les collines. Ils sont d'excellents tisserands et on y trouve de fort belles étoffes de laine et d'alpaga.
Isla Amantani (à 3h30 de Puno) est la plus peuplée du lac et la plus jolie, avec ses patios décorés de plantes grimpantes et ses petits bancs de pierre. Le visiteur pourra s'immerger dans une société Andine qui a conservé les mêmes traditions depuis des siècles. Elle renferme aussi quelques vestiges archéologiques. On y parle le quechua mais leur culture est plus fortement influencée par les Aymara.
CUZCO
La ville de Cuzco (3326m), ancienne capitale de l'empire inca, est aussi la capitale archéologique des Amériques. Cuzco signifie "le nombril" en Quechua. Les Incas pensaient que le nombril est le centre de toute vie, et Cuzco était pour eux l'ombilic du monde.
De son passé inca elle conserve de nombreux vestiges architecturaux sur lesquels les conquistadors, qui la découvrirent en 1533, ont construit leurs propres édifices. Ce qui donne un cachet particulier à cette magnifique "ville coloniale". Cuzco conserva une certaine influence pendant les quelques dizaines d'années qui suivirent la conquête ensuite elle entama un long déclin.
Brusquement tirée de l'oubli par la découverte de Macu Picchu en 1911, c'est aujourd'hui une véritable capitale touristique, point de départ de toutes les excursions vers la vallée sacrée et porte d'accès à l'Amazonie.
La caractéristique la plus frappante de Cuzco est son architecture, d'énormes murs aux pierres parfaitement ajustées sans aucun mortier témoignent du génie artistique et technique de ce peuple, c'est un exemple typique de la fusion entre les cultures inca et espagnol.
Aux environs de Cuzco
A 3km au nord de Cuzco se dressent les imposants vestiges de la forteresse de Sacsayhuamán, témoin du génie constructeur des Incas. Édifiée à l'aide de blocs mégalithiques, l'une d'entre elles fait 9m de haut sur 5m de large (certains pèsent plus de 15 t).
La Vallée Sacrée
Machu Picchu
Le Machu Picchu est le lieu magique par excellence. Ancienne capitale des incas, son emplacement dans un lieu retiré en fait un lieu mythique de la civilisation Inca. Le Machu Picchu demeura cachée pendant des siècles jusqu'en 1911, date à laquelle le professeur Hiram Bingham la fît connaître au monde entier.
Machu Picchu n'est pas seulement un joyau de l'architecture inca, la cité sacrée est surtout la suprême expression de l'œuvre de l'homme en harmonie avec l'environnement; c'est une citadelle située au sommet d'un crête étroite au-dessus de la rivière turbulente, battue par le vent intense des montagnes escarpées du contrefort amazonien
L'ensemble archéologique est divisé en deux secteurs appelés Agricole et Urbain où se trouvent des places, des temples, des palais, des entrepôts, des ateliers, des escaliers et des fontaines qui sont agencés sur les deux secteurs sur quelques 10 à 20 ha chacun.
Accessible soit par train soit par hélicoptère, sa visite se fait en une journée au départ de Cuzco, avec toutefois la possibilité de dormir au pied du site dans le petit village d'Aguas Calientes. Les plus sportifs y accèderont par le chemin des Incas, qui se fait habituellement en 4 jours de randonnées.
LE SUD DE L'AMAZONIE
Le Pérou pratique une politique active de protection de sa forêt tropicale, qui représente 60% de son territoire. La meilleure façon de visiter et d'apprécier l'Amazonie est de partir dans la forêt pour quelques jours et y séjourner dans un lodge où de là vous pourrez partir à la découverte de la selva péruvienne.
Puerto Maldonado, ville récente qui doit son essor à la fièvre de l'or dans les années 70 puis à la construction d'un aéroport au début des années 1980, est à proximité de quatre grandes réserves naturelles qui comptent parmi les plus belles du monde.
Le Parc National de Manu, (180 000 ha) est considéré comme la plus grande réserve de forêt tropicale du monde et comme le conservatoire naturel le plus riche de la planète. Manu fut déclaré réserve de biosphère par l'Unesco en 1977 avant d'être inscrit au patrimoine mondial de l'humanité en 1987. L'isolement et la difficulté d'accès ont contribué à la préservation d'une telle surface de forêt vierge.
Alors que dans la plupart des autres régions du Pérou nombreuses sont les espèces en voie de disparition, dans le parc de Manu, flore et faune prolifèrent. Près de 1 000 espèces d'oiseaux 200 sortes de mammifères et 13 variétés de singes ont déjà été recensés, ainsi que 5 000 espèces végétales. On y verra des aras et des tortues d'eau, qui y sont monnaie courante, mais c'est surtout le seul endroit où l'on peut apercevoir des loutres géantes, des pécaris, des cabiais, des tapirs et même des jaguars.
La réserve de biosphère de Tambopata - Candamo
Créée en 1989 par le gouvernement péruvien, cette zone protégée de 1,5 million d'hectares est à la fois une « réserve d'extraction » (latex, noix du Brésil et autres produits de la forêt) et un parc écotouristique particulièrement intéressant pour les ornithologues amateurs. Elle englobe la totalité des chutes du Tambopata, dans l'une des régions les plus belles et le mieux préservées du Pérou. Le Rio Tambopata prend sa source dans le département de Puno, et plusieurs agences organisent des descentes de la rivière en kayak, ce qui permet d'admirer la spectaculaire transition entre les sommets enneigés des Andes et la jungle luxuriante.
La réserve est connue des ornithologues car on peut y admirer 500 variétés d'oiseaux différentes, parmi lesquelles des quetzals, des manakins, plusieurs sortes de fourmiliers et quelques espèces récemment découvertes. Tambopata-Candamo possède également le pus grand dépôt salifère d'Amérique du Sud. Il est essentiellement fréquenté par des aras et des aras macaos qui viennent y lécher le sol et les rochers et offrent ainsi un spectacle aussi coloré qu'étourdissant.
CÔTE NORD de Trujillo à la frontière équatorienne
Trop souvent délaissée par les touristes et qui a beaucoup à offrir sur le plan culturel, cette région côtière fut, à une certaine époque, complètement dominée par les brillantes cultures Moche et Chimú avant qu'elles ne soient supplantées à leur tour par le peuple Incas. Ville principale de la côte Nord, Trujillo conserve fièrement les traces de son passé colonial et constitue le point de départ idéal pour aller visiter la cité abandonnée de Chan Chán de la culture Chimú ou partir à la découverte des vestiges de la culture Moche encore plus anciens que sont les temples du Soleil et de la Lune. Le nord recèle de pittoresques villages de pêcheurs éparpillés le long de la côte et c'est le rendez-vous incontesté des surfeurs en quête d'adrénaline.
Trujillo
Deuxième plus grande ville de la côte, Trujillo émerveille le visiteur avec ses édifices coloniaux flamboyants et ses innombrables églises. Ici, les pluies sont rares et le soleil brille presque toute l'année.
Point central de la ville, la Plaza de Armas détient le titre de la plus grande plaza dans un centre urbain au Pérou. Elle est bordée de superbes maisons coloniales aux tons pastel, aux majestueux portails ouvrés et aux fenêtres élégamment protégées derrière des grilles en fer forgé finement travaillées. La cathédrale offre une jolie façade baroque, et son intérieur abrite un petit musée d'art religieux.
La petite station balnéaire de Huanchaco (à 10 km à l'ouest de Trujillo) est un lieu pittoresque où l'on peut observer les pêcheurs qui chevauchent les vagues du Pacifique dans leur frêle esquif connu sous le nom de caballito de tortora. Chaque fin de semaine, les plages sont envahies par une foule Péruviens en quête de détente, de soleil et de baignade. Les caballitos de tortora sont un héritage de la culture Moche et ressemblent étrangement aux embarcations de tortora qu'utilisent les amérindiens pour naviguer sur le lac Titicaca. A la différence que celle-ci est tronquée à la poupe, et que la proue est relevée. Le rameur les dirige un cavalier, d'où le nom de caballito (petit cheval) et tortora (roseau).
Chan Chán, à 5 km de Trujillo, se trouve un des sites archéologiques les plus célèbres d'Amérique du sud. Cette ancienne capitale du royaume Chimú, dont le site s'étend sur 18 km², est constituée de neuf palais-citadelles. Chacun renferme des places de cérémonies, des sanctuaires, des habitations, des sépultures, des greniers, des jardins...
Huaca del Sol & Huaca de la Luna (au sud de Trujillo) sont deux autres sites archéologiques intéressants qui témoignent de la présence de civilisations beaucoup plus anciennes encore.
On peut ainsi voir les ruines de Moche, l'ancienne capitale des Mochica. Il n'en reste plus que deux temples, les pyramides du soleil et de la lune. La première est un monument colossal en adobe, le plus grand du Pérou, de 228 m de haut sur une base de 136 m.
Une culture encore plus ancienne, celle de Chavin, a laissé sa marque à Caballo Muerto (14 km à l'est de Trujillo). Il s'agit d'un immense centre cérémoniel composé de 8 tertres.
De l'autre côté du désert, à 280 km, Cajamarca bénéficie d'un climat enchanteur. On la dit, la ville la plus Espagnole du Pérou, mais elle reste très indienne avec ses maisons d'adobe, son marché campagnard.
A 210 km de Trujillo, Chiclayo, port important mais ville moderne sans grand intérêt, est le point de départ pour la visite de deux grands sites archéologiques. Sipán, une sépulture Mochica d'un très grand intérêt scientifique et historique a été découverte il y a quelques années. Non loin de là, un autre site Mochica, Túcume, en cours d'étude, constitue le plus vaste site archéologique du monde.
Les sites péruviens classés au Patrimoine mondial de l'UNESCO: